Paroles d'EMIstes


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EMIstes... Vous êtes de plus en plus nombreux à vous nommer vous-même ainsi. C'est plus original et moins ronflant qu'"Expérienceur", plus modeste que "Témoin"...

Un(e) EMIste, au bout du compte, c'est quelqu'un qui, après un instant hors du temps, se retrouve du jour au lendemain avec une pleine brassée de réponses à des questions qu'il (elle) ne se posait pas.

Une EMI est rarement anodine.

Ni facile à intégrer.

Pour beaucoup elle bouleverse la façon de voir la vie, la mort, la place de la conscience dans un univers que nous commençons à peine à explorer, les valeurs essentielles. Pour un(e) EMIste, parler de l'Amour, de la tolérance, du sens de la Vie ne sont pas des concepts abstraits ou de grands mots qui ne sont que des mots.

Cette page est destinée à accueillir tout ce que votre expérience vous inspire ou vous pousse à exprimer et partager avec vos contemporains : questions, réflexions, coups de gueule, envie ou besoin de donner un coup de pied dans la fourmilière.


Précisons une fois de plus que Iands ne souscrit à aucune croyance ni parti-pris théorique, et n'a pas pour but de promouvoir une quelconque explication des EMI.

Les opinions exprimées ici sont totalement libres, elles sont celles de leurs auteurs, et n'engagent que ces derniers.

Si vous désirez vous exprimer, contactez-nous :
foxyform  

 

Oui j'ai capitulé ,

Capitulation à toutes les questions qui m'ont taraudé pendant plus de dix ans,

Capitulation face aux marchands d’après-vie ,

Capitulation face à un monde qui ne correspond en rien à mon éthique, à mes rêves.

Oui j'accepte ma peau, ma maison terrestre et la grande illusion de la vie,

Oui j'accepte d'être heureux dans cette fange chaque jour enrichie de scandales

d’égoïsme et de violences et de mensonges et de souffrances,

Oui j'ai trouvé l'équilibre dans un égoïsme facile et dans mon amour pour quelques êtres trop rares.

Oui je sais me faire peur au sujet de mon agonie à venir .

Oui j'aime la vie et ce qu'elle me réserve d'atroce et de merveilleux .

Oui je parlerai encore de cette expérience fabuleuse, mais pas à ceux qui ne l'ont vécue.

Oui je me tairai, parce qu'en m'exprimant j'alimente un système pervers qui dénature nos propos, fabrique du dogme, du mensonge, du sectarisme.

Allons mes frères Emistes et quelques rares inclassables lucides qui sauront se reconnaître, chuchotons entre nous et laissons déblatérer les vendeurs de clefs à 2 balles et les explorateurs de neurones de mes 2 ( genoux ).

Nous n'avons rien à offrir aux autres, pas de message, pas même une photo de l'eau de là.

L'eau de là, vous savez, ce liquide que nous avons juste effleuré ? Ce trou de serrure par lequel

nous avons jeté un œil  sans vraiment être capables de relater ce qui nous a stupéfies et transformés ? Vous êtes-vous posé la question ? Avons nous connu la mort ?

Certains se prétendent scientifiques et affirment que oui ,... Ils osent tout et leur c.....n'a d'égale que le sens acéré du business alors qu'ils sont totalement déconnectés de l 'essence de nos expériences… ( on peut pas être bon partout ma pôv' dame… )

Que faire de mieux pour nous qu'apprendre encore, offrir lorsque c'est possible et accepter l'attente de nos non jours meilleurs .

Ceci n’était pas une leçon, juste un fruit que je tenais à vous offrir et que rien ne vous oblige à goûter, car quoi de plus important que votre libre arbitre, si arbitre vous possédez .

Bien à vous ,

Pierre


Le silence des sourires

 

S’il est un constat que l’on peut faire au sujet des EMI, c’est que très peu d’expérienceurs s’expriment.

Pourquoi un tel silence, qui peut sembler être de la pudeur ou relever de toutes autres raisons.
Si les emistes ne parlent pas, cela fait aussi parti de l'EMI...

Maintenant, d’après des études récentes, on sort petit à petit ces expériences du « fantasme de la mort », du « fantasme de l’au-delà ».  Eton commence enfin à étudier plus scientifiquement, statistiquement, qualitativement, ces expériences « dites » de mort imminente.

Rappelons-le : Nous ne sommes pas morts.

Un des « invariants » que nous exprimons souvent est le sentiment que nous somme sortis des dogmes et que nous n’en voulons plus. Cela peut-il être la raison de notre silence et de notre discrétion ?
Nous ne voulons plus de dogmes, et nous en proposerions de nouveaux aux autres au travers de nos expériences !
Parfois, j’entends les gens nous dire : « alors quel est le message ? »
Je réponds clairement : « je ne suis pas prophète.»
Ce qui laisse imaginer la lecture faite par certains de nos récits !

Certains voudraient en tirer une philosophie, dans sa forme la plus généreuse.
Ils voudraient inventer de nouveaux paradigmes et autres théories dominantes.

Si je peux émettre une hypothèse sur les raisons pour lesquelles si peu de personnes s’expriment, peut-être se retrouvent-elles dans cette idée que nous devons respecter le devenir de chacun.

Souvent, nous nous disons que la seule chose que nous puissions en faire (oui, nous en faisons quelque chose), c’est d’irradier l’expérience, par des sourires.

Un jour, j’ai noté la phrase d’un expérienceur (j’espère qu’il/elle m’excusera de donner sa phrase en citation) qui définit bien ce que je ressens :

Le cartésianisme terrestre fait que l'on veut toujours trouver un but, une raison et une finalité d'ici bas.

Pour moi, l'expérience de l'expérience c'est de vivre en elle, simplement la vivre sans même avoir besoin de chercher à "l'exprimer".

Sa spontanéité s'efface dès qu'on essaie de la maîtriser intellectuellement, de l' enfermer dans une spiritualité ou un concept...

Comme l’a dit le plus grand humoriste et philosophe : circulez, y’à rien à voir ! (Coluche)

Chacun cherche sa voie, « au-delà » de tout dogme.

Clémence



Cette lumière d'amour, une chance extraordinaire, énorme !

Mon EMI reste l'expérience de ma vie, une chance énorme.
Je mesure de plus en plus qu'avoir été baigné de lumière et d'amour immense pendant plusieurs heures est un cadeau inestimable, extraordinaire.

Là-haut , j'ai tout de suite compris que cette lumière resterait importante et que je ne pourrais que la respecter, que mon quotidien ne serait plus le même, qu'il y aurait un avant et un après...


Là-haut, il y avait une compréhension globale, au-delà du temps, il n' y avait plus de "pourquoi", juste une compréhension à la fois de mon parcours terrestre et de mon futur.

En permanence baigné par la lumière à chaque étape de ce voyage, ce que je voyais, pensais, entendais était relié, formait un tout, comme lors de la revue de vie qui a gravé en moi les moments les plus importants de ma vie. Les moments difficiles, eux aussi, ont été baignés de lumière, comme un baume pour me les rendre plus légers. Mon EMI m'a allégé du poids et des blessures du passé. Mon EMI m'a fait baigner dans l'amour afin que je puisse oser le vivre sans crainte. Elle a bien posé les bases de mon être, m'a encouragé sur mon chemin, et cela je le mesure chaque jour.

Au milieu de l'amour immense, inconditionnel, attiré, aimanté par le tunnel de lumière, la rencontre avec des être d'amour laisse sans voix.


Même si la difficulté de raconter mon EMI est toujours la même, même si les mots ne suffisent pas, même s'ils sont creux, sans goût ni lumière, je n'ai jamais pu ni jamais voulu garder ce bonheur pour moi. Ce trop plein d'amour jamais connu demande toujours à être offert à un monde qui n'est pas fait pour lui.


La plupart des médecins, psychologues et autres «scientifiques» se montrent généralement au mieux distants, ou ouvertement dubitatifs.... car eux savent ce que nous devons savoir nous. Et même s'ils ne disent rien, ils n'en pensent pas moins, ils savent. Les pauvres.... s'ils savaient qu'ils sont complètement largués... Je parle d'eux car ce sont eux, qui la plupart du temps, sont appelés pour parler du sujet. Ils sont bien peu nombreux ceux qui, d'abord ne nous regardent pas comme des «déjantés», puis acceptent d'être à l'écoute.

Après une telle expérience, le retour à la «vie normale» est parfois lourd, mais depuis le temps je me suis "habitué" à ce décalage entre le vécu de lumière et la vie sans rien derrière. Je suis un peu (ou beaucoup, parfois) entré dans ce moule souvent violent, inhumain, méchant, où la gentillesse est parfois un affront, le plus souvent une faiblesse. Je me débats comme je peux en essayant de ne pas trop me faire happer.

Et je me débats aussi comme je peux avec ce moi qui souvent n'a rien à voir avec la lumière, et tout cela fait mal parfois.

Et puis hop, oh joie, une émotion, un lieu, une rencontre, un moment de paix, mon sourire, un trait de lumière dans mes yeux viennent régulièrement me dire que la lumière est toujours en moi, qu'elle n'est jamais loin. Quel bonheur immense à chaque fois ! Oui, la lumière est toujours bel et bien là !!

Je me dis finalement que mon cheminement est, de près ou de loin, dicté par cette expérience, et ma vie assez marginale, un peu hors normes, sur un fil, n'est qu'une succession de recherches pour tenter de me rapprocher de cette lumière si douce.

Nous EMIstes avons eu la chance d'expérimenter la lumière. Si pour certains cette expérience a été traumatisante, il en reste malgré tout un trop plein d'amour, que nous pouvons faire fructifier. Entre nous d'abord, dans un cadre rassurant, puis, parce qu'une telle expérience est porteuse d'un message d'amour et de vie extraordinaire, la faire aussi fructifier au-delà, auprès des personnes désireuses de s'approcher de ce que nous avons vécu.

La Lumière existe.


Aux business(wo)men des Expériences de Mort Imminente...

 

Certains marchands d’histoires fantastiques ont trouvé un filon à exploiter auprès des personnes anxieuses sur ce qui se passe, ou pas, dans l’au-delà.

Devant tant d’exploitation, je veux un peu lever le voile pour ceux qui n’ont pas vécu cette expérience dite de « mort imminente ».

Tout d’abord, je voudrais dire que le récit de l’expérience en elle-même n’est pas l’essentiel.

L’important est, après cette expérience, ce que l’on fait au quotidien pour les autres.

Ainsi les livres de certains, leurs conférences, certaines émissions de télévision aussi qui racontent tout et n’importe quoi, véhiculent des affirmations qui peuvent influencer les convictions de ceux qui ne l’ont pas vécue.

Ces conférences où seuls les scientifiques et journalistes ont droit de cité sans qu’aucun expérienceur ne soit présent pour parler de ce qu’il a vécu ! Seuls, les scientifiques et autres autorisés ont apparemment la Science et le savoir pour comprendre ces expériences !

Pourtant, dans le cas des EMI, comprendre une expérience sans l’avoir vécue est difficile.

Certains s’autorisent à dire tout et n’importe quoi, car ils pensent et voudraient faire croire qu’ils ont l’autorité pour parler à la place de ceux qui l’ont vécue alors qu'entre ce qu’ils croient comprendre et ce que nous avons vécu, c’est le jour et la nuit. Pour certains, on atteint des summums d’imagination sans qu’ils aient pris de le temps de se pencher sur le sujet avec toute la rigueur scientifique nécessaire. D’autres font réellement un travail énorme de compréhension, qu’ils en soient remerciés même si ce ne sont pas ceux qu’on entend le plus.

Certains expérienceurs contribuent à ce phénomène médiatique. Convaincus de faire avancer la connaissance sur ces expériences et aussi par besoin de raconter l’immense bouleversement que cette expérience a induit dans leur vie, ils contribuent inconsciemment à l’exploitation de ce filon par d’autres et mais aussi parfois pour eux-mêmes. Sans oublier celles et ceux qui disent avoir vécu une EMI mais qui inventent ou enjolivent « des histoires » pour se rendre intéressants.

Je voudrais dire que tout cela contribue à ce que certains, dont je fais partie, n’osent plus de nouveau dire ce qu’il leur est arrivé. Les fausses images véhiculées par certains « scientifiques », journalistes, expérienceurs et faux expérienceurs, en enferment d’autres dans le silence et les coupent encore de leur relation aux autres, de peur que les gens ne soient déjà formatés aux certitudes affirmées par les soi-disant autorités autorisées et autres.

Les expérienceurs sont présentés soit comme des êtres bons et généreux, zen et compatissants, des personnes tout le temps heureuses et toujours optimistes, à qui tout réussit, j’en passe et des meilleures, soit comme des hallucinés.

Franchement, restons modestes, nous ne sommes pas plus que les personnes qui n’ont pas vécu une EMI. Certains sont tellement formidables qu’ils nous donnent l’impression d’avoir vécu eux une EMI, mais pas nous. Nous avons d’un côté des plus et d’un autre côté des moins, bref nous sommes comme tout le monde.

Avec nos doutes, nos erreurs de jugement et nos moments de déprime, nous ne sommes ni pires ni meilleurs que les autres. Parfois, l’amour que nous avons reçu nous remplit de bonnes intentions pour les autres et peut-être un peu plus que d’autres. Nous sommes peut-être aussi plus souvent dans l’espoir puisque nous savons qu’il y a sans doute quelque chose après, mais sans en être tout à fait certains.

Notre vision des choses ici a changé, on n’est plus enfermés dans des dogmes. Souvent les gens - ceux qui ne savent pas qu’on a fait une EMI- nous disent qu’on a des idées originales, qu’on dit des choses différentes des autres et on les fait bien rire avec nos idées bizarres.

Bien sûr, dans l’ensemble nous sommes revenus hypersensibles, nous sommes plus émotifs maintenant lorsque nous voyons une chose qui nous touche. Cela peut favoriser un côté artistique, certes, mais d’autres aussi sont des artistes, qui méritent d’être appréciés pour leur création et pour les émotions qu'ils ont su créer.

Ne nous idéalisez pas, car tout n’est pas vrai de ce qu’on vous raconte.

Mais maintenant, les choses commencent à changer et les personnes qui ont vécu cette expérience parlent. Et, dès qu’on en parle, les mots font que les éléments de l’histoire ne sont plus indélébiles dans nos têtes, alors qu’ils restent présents de façon imprescriptible tant qu’on n’en parle pas.

Par contre, les sensations et l’imprégnation de l’expérience restent en nous et je peux dire qu’il en est ainsi tous les jours et peut-être jusqu’à la fin de nos jours.

Mais que dire d’une EMI ?

Pour cela, je précise une chose essentielle, c’est qu’on ne sait pas ce que c’est. Est-ce l’au-delà ? Y a-t-il un au-delà ? Est-ce une expérience de « mort » imminente ?

Qu’est ce qui nous est arrivé, nous n’en savons rien.

Alors, pas de conclusion hâtive car la seule chose dont on soit sûr, c’est que nous ne sommes pas morts.

Ceux qui comme moi, on fait une « EMI profonde » le savent, car si nous avons été à la limite de qui pourrait être la mort, nous ne l’avons pas franchie.

Donc, pas plus que ceux qui n’ont pas vécu cette expérience, nous ne savons rien de la mort.

Les expérienceurs qui n’ont pas vécu une EMI profonde peuvent croire qu’ils ont vécu la mort, car ils se sont réveillés, vivant dans un « autre état de conscience », ce qui peut donner l’illusion d’être dans la mort.

Mais ceux qui ont fait une EMI profonde, eux, sont allés jusqu’à la limite de la « mort », alors là, oui, ils savent qu’ils ont failli partir définitivement, en s’engageant sur le chemin du non-retour, mais donc ils savent aussi que le passage qu’ils ont vécu avant n’est pas la mort et que d’elle, ils ne savent rien. A ce moment-là, lorsqu’ils étaient à la limite de franchir le chemin de non-retour, certains ont eu le choix de revenir, d’autres non.

Et que dire des êtres de lumières que nous avons pu voir ? Qu’ils ne parlent pas, ça c’est sûr. Ou par télépathie, transmission de pensée ? Mais que disent-ils ? Nous n’en savons rien, bien que nous les ayons vus en face de nous. On peut juste dire avoir eu la sensation qu’ils nous ont dit quelque chose, pour être le plus honnête possible. Mais vous voyez, nous ne savons pas exactement ce qu’ils nous ont dit car il n'y a pas de mots pour traduire cela. Nous ne sommes sûrs de rien, que des hypothèses, sur ce qu’ils nous ont dit car ils nous transmettent un message, mais lequel ? Nous ne faisons qu’avoir la sensation de ce qu’ils auraient pu nous dire.

Alors, vous comprendrez que dans ces conditions, que pouvons-nous dire ? Que nous avons vécu ces expériences, qu’elles sont bien réelles mais qu'elles nous dépassent. Non, nous n’y comprenons pas grand-chose, nous non plus.

Le terme d’expérience de mort imminente, comme on le sait maintenant, n’est pas approprié, puisque des personnes, sans être dans un état « médicalement critique  », vivent ce genre d’expérience.

Espérons qu’un jour, nous appellerons ces expériences autrement ou même si le terme reste, qu’il soit vidé de son fantasme sur la mort.

Personnellement, je l’appelle « l’expérience d’amour et de connaissance ».

Pendant l’expérience nous sommes hyper lucides, on comprend tout très vite, mais pas de fantasme, cela ne dure que durant l’expérience. Même si, lorsque nous revenons nous avons toujours un peu de cette lucidité, je vous rassure, parfois, on peut être aussi très naïfs et nous ne comprenons rien de la vie et des gens.

Je voudrais dire aussi qu’on ne peut pas vraiment transposer ce qui se passe, disons « là-bas » et ici. La vie ici obéit à des lois physiques qu’on ne retrouve pas « là-bas ». On ne peut pas transposer ce monde, ici, ce ne sont pas les mêmes lois. Il semblerait que « là-bas » nous n’ayons pas de corps « à défendre » alors que ce qui caractérise la vie ici, c’est l’incarnation dans un corps vulnérable et de fragile, qu'il faut protéger, défendre, alimenter. Cette expérience d’amour inconditionnel, absolu, sans jugement, ces sentiments extraordinairement intenses ne sont pas transposables à l’identique ici, mais seulement un peu, de temps en temps.

Ce qui se passe « là-bas » se passe « là-bas » et ce qui se passe ici se passe ici.

Bien sur, on peut améliorer les choses ici en faisant du bien aux autres et donc, en se faisant du bien à soi-même et si on fait du mal aux autres, on se fait du mal à soi-même. Mais si on nous fait du mal, à notre corps ou à soi, il faut bien sûr se défendre, en évitant de faire du mal aux autres, trouver les raisons qui poussent l’autre à vous faire du mal, mais il faut bien nous défendre, nous protéger car la vie, nous tous qui sommes amour, nous sommes le bien le plus précieux qui soit, vous, nous et tous les autres.

Un expérienceur tente de vivre au quotidien avec son expérience et de faire du bien autant qu’il peut mais souvent d’une façon simple et anodine, simplement pour donner sans autre joie que celle d’avoir donné. De toutes petites choses toutes simples qui se font sans se dire, se voir ou s’entendre. C’est comme ça et c’est bien ainsi. Que ceux qui sont capables de faire plus le fassent, pour le bien des autres toujours, tout simplement.

Certains expérienceurs font une EMI profonde et d’autres s’arrêtent à certaines étapes. Ceux qui ont fait une EMI profonde se rendent compte qu’ils ont failli partir dans la mort car à un moment, on s’engage vers le noir et on sent à un certain moment que si on s’engage complètement, il n’y aura pas de retour. On sent bien que c’est vers la mort qu'on s’engage. On peut prendre soi-même la décision, ou bien par exemple un dame blanche nous demande de revenir. Ainsi, ceux qui ont fait une EMI profonde se rendent compte que ce qu’on vit auparavant n’est pas la mort car si on a fait un bout de chemin vers la mort on n’a pas été jusqu’au bout. Donc, nous ne savons pas ce qu’est la mort ni ce qu’il y a après le bout de ce chemin.

Ceux qui ne vivent qu’une partie des étapes définies par le Docteur MOODY pensent qu’ils reviennent de la mort et c’est normal de le penser si on n’a pas été jusqu’au bout de l’expérience. Alors, on peut parler certainement de « mort imminente » pourtant ce qu’on vit n’est pas la « mort », celle qui fait fantasmer tant de crainte à son sujet. De réponse, à son sujet, nous n’en n’avons pas. Nous savons seulement ce qui se passe un peu avant et encore, malheureusement, on ne comprend pas tout, voire pas grand-chose. En tout cas, on a plus d’interrogations et parfois quelques réponses, mais tout juste. La seule certitude, c'est qu'il se passe quelque chose juste avant la mort.

Expérienceurs, parlez-en entre vous et irradiez votre bonheur aux autres. Les autres, et rares sont ceux qui peuvent nous comprendre, ne nous écoutent pas vraiment ou alors sans nous croire. C’est normal, ils ne l’ont pas vécu et franchement comment leur en vouloir de ne pas pouvoir se représenter une chose pareille. Imaginez si on vous l’avait raconté à vous ?

Entre nous, nous sommes faits de cet amour absolu. Et quelle chance de pouvoir, sur cette terre, dans cette vie, savoir qu’un être est totalement amour pour nous et nous pour lui.

JE VOUS AIME

Absolu Amour



Croyant ? … ou pas.


Par Jean-Yves BELLEC... Emiste

Un expérienceur (ou EMIste) peut-il être religieusement croyant ?

Né dans une famille bretonne, j’ai été plongé tout de suite dans la marmite de la religion catholique. En effet, mon papa avait deux frères, prêtres, l’un s’appelait « Jean » et l’autre se prénommait « Yves ». Très naturellement, papa me prénommât Jean-Yves. Voilà un prénom construit religieusement pour le moins… Quand on sait que mon nom de famille signifie « prêtre » en breton, me voilà baptisé, religieusement et définitivement, Jean-Yves BELLEC.

La prime enfance se fait auprès des bénitiers dominicaux, avec le « carnet de messe » à faire signer par le prêtre ou le bedeau, chaque dimanche en la sacristie, de façon à bien prouver sa participation à l’acte religieux vital. Les études se font, bien entendu, chez les prêtres, frères et jésuites de tous poils. Puis, fin des études oblige, on y a bien souvent perdu toute sa croyance…

Quelques années d’incroyance plus tard, un avion me posait à Téhéran (Iran) pour la découverte de ce pays si lointain à l’époque. J’y venais pour y faire signer des contrats pour 5 entreprises françaises que je conseillais à l’étranger. La magie perse opéra à l’instant-même où je posai mon premier pied sur le tarmac de Mehrabad. La chaleur, les odeurs, les sons, les attroupements, les salamalecs, la nourriture et la musique, tout.

Mais, contre toute attente, Cupidon est iranien, je l’assure ! Incroyant ou athée, je ne sais plus. Mais après trois nuits sans sommeil, j’implorais DIEU de convaincre la belle iranienne de devenir mienne. Un bon motif et me voilà revenu à l’art de la prière. Dieu le voulait certainement car la chose se fit. Sauf… qu’il me fallait devenir musulman chiite…

Après courte réflexion voilà la conversion. Je jure, comme l’exige le mollah, de « respecter la vie de mes frères musulmans… et des autres. » (sic). Puisqu’à nouveau croyant, je lis le coran et me cultive pour que ma démarche soit fondamentalement honnête.

Nouveau scénario de religion : Dieu est au milieu et pardonne à tout le monde. A sa droite, Jésus mange des loukoums en se grattant l’intérieur des mains. A sa gauche, Allah attribue des vierges à ses nouveaux arrivants. Ma vie va se faire comme ça, jusqu’à ce que je meure.

Et puis... Mai 2002, trois fois dans la même journée, je m’obstine à mourir d’accidents cardiaques. J’en profite pour faire deux EMI/NDE. Sur trois départs, c’est une bonne moyenne.

Constatant que je suis mort car mon corps n’existe plus, je me retrouve dans un univers d’une douceur incomparable où il m’est naturel de faire le point sur mon comportement humain pendant mon « passage » sur terre. En effet, autant cet univers est surprenant, autant on peut y avoir la franche sensation que l’on revient là où on était avant… de vivre sur terre. Mais il y aurait un livre à écrire sur toute cette étape et je crois que cela à été fait et bien fait.

Alors…croyant… ou pas ? Et bien, non.

Parce qu’il m’a fallu faire un point précis sur ma vie d’homme…mais pas de chrétien ou de musulman.

La religion est un guide pour les hommes sur terre, pas pour après.

Mes amis croyants, vous doutez de ma parole ?

Libre à vous, mais auriez-vous l’idée de demander un rendez-vous à Buzz Aldrin pour lui expliquer comment ca se passe sur la lune… ?



 

Compte-rendu du Colloque du 10 au 11 Mars 2013 : 2èmes RENCONTRES INTERNATIONALES SUR LES EXPÉRIENCES DE MORT IMMINENTES par Vannina VAN SCHIRINSKI, Emiste

 

Avant toute chose je dois dire dans quelles conditions j'ai eu vent de ce colloque et ce qui a mené mes pas là bas.
J'ai été demandée en tant qu'amie et participante sur une page qui traitait des Emi sur Facebook. Je dois dire que je n'avais jamais entendu parler de S17 Production, la société de Mme Sonia Barkallah, mais j'ai vu son nom apparaître de nombreuses fois sur cette page, ainsi que l'annonce d'un colloque sur les EMI à Marseille. Je me suis rendue sur la page dédiée au colloque afin d'en connaître le programme, car le titre m'avait alléchée, et j'étais déjà toute contente de m'y rendre. Mais en voyant le détail du programme, je me suis rendue compte qu'il n'y avait initialement aucun Emiste qui venait témoigner directement de son expérience. Que des médecins, et des scientifiques qui venaient parler de notre savoir à notre place, alors qu'ils n'avaient pas eux-même vécu d'Expérience de Mort Imminente.
Cela m'a tant bouleversée que j'ai décidé de ne pas y aller, et de l'annoncer sur la page où tout le monde était enthousiaste. J'ai par mes remarques énormément énervé bon nombre de personnes qui « militaient » à fond pour ces journées, et pour la plupart, les plus enthousiastes étaient celles qui n'avaient jamais vécu d'EMI.

Ce qu'il faut dire aussi c'est que les personnes qui intervenaient sur la page étaient en général toutes acquises à la cause et à la personne de Madame Sonia Barkallah, qui eut vent de mes réflexions et de mes écrits révoltés à propos de cette mise à l'écart des Emistes et de la seule considération du monde médical et scientifique pour parler de nous, et du fait qu'elle-même s'érigeait comme représentante et spécialiste de la cause Emiste, parlant à tous les médias en lieu et place des expérienceurs.

Je ne parle pas de la grande foire faites avec les DVD de son documentaire et le livre de témoignages qu'elle à sorti.

Une compilation de plus, qui se vend sur notre dos...

A propos de cela elle m'a affirmé que les fonds récoltés allaient dans la fondation qu'ils avaient crée avec le Docteur Postel. Bref je veux bien...
Donc farouchement opposée à ce colloque, je suis sûre de ne pas y aller. Le lendemain d'un bras de fer houleux avec Sonia Barkallah sur Facebook, un ami m'appelle et me demande si j'ai entendu parler de ce colloque à Marseille, et si j'accepte de l'accompagner. Je lui expose ma grande révolte et réticence à aller voir ce grand show à l'américaine, il se dit navré de voir que je refuse d'y aller, et me dit qu'il ira malgré tout.

Cet ami n'a pas fait d'EMI mais connaît un proche qui en a vécu une. Ce détail semble anodin mais il ne l'est pas. La prise de conscience de la façon dont on présente ou exploite les EMI n'est pas ressentie du tout de la même façon selon que l'on soit Emiste ou pas.
Très agitée, j'appelle mon ami et frère expérienceur Pierre Roulet qui, lui, avait entendu parlé de ces grands rassemblements tapageurs fait par S17 production. Il en parle à Jean-Pierre Jourdan, et d'un commun accord ils décident que je suis la personne idéale pour aller là bas en tant qu'observateur et expérienceur et qu'il faut que j'y aille coûte que coûte. Je suis libre d'intervenir s'il m'en prend le désir. Ce que je ne me suis pas gênée de faire comme vous le verrez. C'est donc avec beaucoup d'appréhension que je me suis rendue à Marseille. Sentant que le « destin » me forçait un peu la main, finalement.
En sortant de mon hôtel le matin du premier jour, je cherchais la direction sur le mur d'en face, je vis le portrait en pochoir de Stéphane Hessel et j'ai entendu dans ma tête sa phrase fétiche:

« Indignez vous !! »


Pendant ces deux jours je ne m'en suis pas privée.


Ce que je pourrais exprimer dans ce compte rendu n'est que mon observation empirique, certes, mais une certaine réalité s'est dégagée de ce week-end, à savoir que seul le monde médical et scientifique avait droit de cité lors de cette manifestation. Même les quelques expérienceurs qui ont pu s'exprimer directement appartenaient directement à ce domaine.

Premier jour:

Mort ou pas : Sont-ils réellement Morts pendant une Expérience de Mort Imminente ? Quelle

redéfinition pour les EMI ?

Participants :

Dr Raymond MOODY (Psychiatre, Philosophe), Dr Jean Pierre POSTEL Anesthésiste Réanimateur,

Dr Jean Jacques CHARBONIER Anesthésiste Réanimateur, Dr Olivier CHAMBON, Psychiatre

Débat animé par Jocelin MORISSON Journaliste Scientifique.

Le débat fut à vrai dire peu vivant, c'était le début du colloque et on sentait que tout le monde démarrait difficilement. Tout le monde était à peu près d'accord, sauf sur des termes scientifiques. Seul le Docteur Olivier Chambon, a eu l'air un peu échauffé par cette dissertation de terminologie et à réagi un peu vivement en rappelant que les expériences de mort imminentes faisaient de nous de meilleures personnes toutes catégories confondues, et que c'était cela le principal.

10 :00 CONFERENCES

La vision des mourants

Dr Raymond Moody : Les Vision des Mourants (45 Minutes).

Le Docteur Raymond Moody qui désormais se fait nommer Docteur et Philosophe, nous à fait une comparaison entre l'expérience de mort imminente et les textes de Platon. Ce qui personnellement me semble intéressant, surtout si après avoir lu ou entendu les expériences on relit le mythe de la caverne.
Maintenant le discours était foncièrement sans « vie ». Il n'y avait aucun échange avec le public, nous avons subi pendant une heure un discours loin de toutes expériences réelles.
Je pense personnellement que le Docteur Moody, qui est quelqu'un d'adorable, est désormais intéressé par d'autres sujets, et en tant que spécialiste médical de la chose depuis les début de la recherche sur les EMI (Near Death Experience en anglais) est venu comme une caution de ce colloque, mais rien de plus.

Nous n'avons pas eu la vision des mourants, puisqu'aucun expérienceur n'est venu raconter quoi que ce soit, mais nous avons eu une théorisation selon les idées de Platon.

11:15 TEMOIGNAGES-DEBAT

Les Expériences de mort imminente dites « Négatives »

par le Docteur Penny Sartori

Une jeune docteur charmante, très intimidée par cette salle des congrès comble. Elle nous expose ses recherches, mais hélas, et cela n'engage que moi, dans une longue énumération de cas. Encore ce terme de cas, et là même pas des pseudo ou au moins les prénoms, non juste des cas numérotés, comme des rats de laboratoire.

En tant qu'expérienceur « engagée » je milite pour le respect et la considération de la personne. Que les expérienceurs ne désirent pas que l'on communique leur nom véritable je le comprends, mais que l'on mette des numéros à la place des personnes m'a absolument choquée.
Malgré tout l'aspect des EMI négatives est intéressant, mais il aurait fallu avoir un expérienceur qui vienne en parler en direct, puis ensuite avoir le résultat des études faites sur la base d'autres expériences.

14: 00 CONFERENCE (30 Minutes)

La Peur de La Mort

Éric Dudoit Psychologue Clinicien Hôpital de La Timone Marseille.

Éric Dudoit est un excellent pédagogue, ce qui fait que même si un sujet n'intéresse pas un expérienceur, car la peur de la mort n'est plus tellement un sujet d'intérêt pour eux, il a réussi à m'y intéresser. Dans le public il n'y avait pas seulement des expérienceurs, bien sûr, donc ce sujet a pu intéresser un grand nombre de personnes, servi par un intervenant vivant, à l'esprit fin et drôle.

14 :30 DEBAT (60 Minutes)

Les Témoignages d’EMI comme outil thérapeutique pour les patients

Éric Dudoit Psychologue Clinicien Hôpital de La Timone Marseille, Éliane Lheureux sophrologue.

Bien... Alors là on touche à ce qui me fait bondir. Un outil thérapeutique est entrain d'être mis en place pour tous les patients confrontés au deuil ou à la mort sous toutes ses formes.
En soi je trouve que c'est une chose formidable que nos expériences soient utilisées à des fins pratiques.

Mais dans ces cellules qui se servent des expériences, il n'y a pas UN seul expérienceur en tant que conseiller expert sur la question, qui pourrait apporter des idées concrètes sur comment aider les personnes à affronter l'idée de la mort ou un deuil.


Mr Dudoit et Mme Lheureux n'ont jamais fait d'expérience de vie après la mort ( la vie) mais il semblerait que la seule lecture et leurs diplômes leurs permettent d'être quand même des experts de la chose.
Bref ce moment fut pour moi assez difficile à vivre, car ils parlaient de choses qu'ils ne connaissaient pas, de notions non vécues, se posaient des questions auxquelles il était simple de répondre pour un expérienceur ayant eu une expérience très avancée et très précise.

15 : 30 Comment parler de la mort aux enfants et aux Ados ?

Débat Dr Olivier Chambon, médecin psychiatre et psychothérapeute, Sonia Barkallah

Réalisatrice (30 Minutes)

Alors là rebelote. Le Docteur Chambon est un homme très intéressant, on le sent totalement du côté des expérienceurs, mais jusqu'à une certaine limite. Je m'explique. Il croit totalement aux récits et théories que nous ramenons, et même je dirais qu'il y adhère, mais il reste une certaine mise à distance. C'est à dire que concernant la théorie ce sont toujours nos témoignages qui sont mis en avant mais pas les expérienceurs eux-même, qui ne sont que « des supports à », des sujets d'études pour des mises en application concrète sur le terrain médical. Bref le sujet fut rondement mené, et intéressant, car le docteur Chambon sait faire vivre lui aussi son discours.

16 :30 

Analyse du Bilan de Vie dans les EMI, la Clé de la transformation positive ?

Débat Olivier Chambon, Sonia Barkallah (40 Minutes)

Alors là , j'avoue ce fut le pompon !

Analyse du bilan de vie dans les EMI.... Bon là je peux encore accepter que quelqu'un parle à notre place, surtout s'il le fait aussi bien que le Docteur Chambon, Mais là où j'ai cru que j'allais démonter mon fauteuil d'ulcération c'est quand dépassant largement son champ de capacité médical, il se permet de parler de NOS théories à nous expérienceurs comme si lui, qui n'en a pas vécu savait ce qu'il fallait en dire, et ce en reprenant dans un long listing toutes les « pratiques » que nous ramenions de nos expériences, pour ceux qui avaient été au delà du simple tunnel, et de la rencontre avec les membres décédés de leurs famille, ayant reçu des notions spirituelles et pratiques afin d'améliorer la vie incarnée.

Quand Sonia Barkallah à demandé au Docteur Chambon s'il y avait prédestination ou pas, celui-ci a bégayé une vague réponse, car la vérité c'est qu'il ne savait pas.

Mais plutôt que de dire :

« Peut-être faut-il le demander directement aux expérienceurs qui savent sans doute mieux que moi, » non il a préféré faire une demi réponse par rapport à ses pratiques de méditation et d'expériences à travers le chamanisme, ce qui n'a RIEN à voir avec ce qu'un expérienceur peut ramener comme théorie très fine et complexe sur le sujet de la pré-destination. Lors de mon EMI on m'a remis en mémoire le sens précis de ce thème et dans la salle je n'étais pas la seule à avoir eu accès à ces informations lors de mon expérience, d'autres auraient pu répondre plus concrètement..mais rien. Nous n'avions pas voix au chapitre, nous n'étions pas munis d'un diplôme scientifique quelconque.

A la fin de l'intervention peu lumineuse de Mr Chambon, Sonia Barkallah a remercié le monde scientifique et médical et les bénévoles pour le travail sur ce colloque. Alors qu'après ces paroles elle allait se retirer pour laisser place à une autre intervention, je me suis permise d'intervenir et de préciser qu'elle pouvait aussi remercier les expérienceurs et leurs expériences. La salle applaudit à mon commentaire.

Il me semblait bien que sans cela aucune étude, aucun colloque n'aurait pu se faire. Ceci donne l'idée de la considération qui nous était donnée.

Autre détail signifiant de ce premier jour. Elle s'adressa à la salle, demanda s'il y avait des expérienceurs dans la salle ( un colloque sur les EMI, sans emistes....??? cela vous paraît logique? Pas à moi.)
Une soixantaine de voix se firent entendre, puis de suite elle demanda si il y avait des gens du monde médical, et demanda à ce qu'il lèvent leurs mains, une autre grande partie du public le fit, puis elle demanda à ce que la salle les applaudisse.
Sans commentaire.....

Là j'avoue que mon sang était en état d'ébullition. J'ai dû aller prendre l'air tant je trouvais tout cela injuste, et frustrant. Étrangement, je me suis retrouvé sur le parvis avec Xavier Rodier qui était l'un des participants au colloque et qui lui aussi vivait cette dernière intervention très, très mal, ne comprenant pas pourquoi il n'avait pas participé au dernier plateau avec Olivier Chambon en tant qu'expérienceur appartenant de plus au monde médical.
Bref....

Dimanche 10 Mars 2013

8 :20 CONFERENCE (60 Minutes)

La vison des Mourants, comparaison avec les EMI et la Conscience Accrue à l’approche de la Mort en s’appuyant sur les écrits traditionnels juifs tirés de la Kabbale (45 Minutes)

Dr Eyal Chaim Goldberger de Montréal.

Voilà un homme qui nous apporta un rayon de soleil dans ce jour qui commençait sous de sombres augures, au vu de ce que j'avais subi la veille.
Il ne se prétendit pas spécialiste de notre expérience, il ne fit qu'en prendre certains éléments et montra comment ce savoir était caché et possiblement perceptible par l'étude de la Kabbale. L'exposé était ludique, très intéressant, et pas méprisant pour nous expérienceurs pour deux sous! Quelle bouffée d'air!
D'ailleurs j'ai été le voir ensuite afin de le remercier. Un homme simple, qui ne prétendait pas savoir des choses qu'il n'avait pas expérimenté lui-même.

9 :05 CONFERENCE (60 Minutes)

Les EMI Partagées

Dr Raymond Moody

Sujet intéressant. Le docteur Postel ayant lui-même auparavant fait part de son expérience.

10h 40 Conférence

Dr Eben Alexander Témoignage de son expérience

Être Médecin et vivre une EMI. Quelle pratique après ?

ENFIN!!! Notre sauveur!
Eben est venu raconter son expérience, de façon claire, précise, et concrète. Une expérience très, très belle, et émouvante, que je conseille de lire ou d'entendre. A la fin de son récit toute la salle était debout, les larmes aux yeux, applaudissant à tout rompre.
Enfin un chirurgien qui parlait de SON expérience, et ne parlait pas à la place des autres sans avoir rien vécu.
Après la fin de son intervention, mes voisines que je ne connaissaient pas, mais qui m'avaient entendu dire que les EMI racontés par un expérienceur et racontés par des gens ne l'ayant jamais vécu n'avaient pas du tout la même charge émotionnelle, ni le même impact intellectuel, m'ont dit qu'après ce récit elles venaient de comprendre ce que j'avais voulu dire.
Cela n'avait rien à voir.

14 :15 : DEBAT (45 Minutes)

EMI comme outils pédagogique pour les soignants et les étudiants

Participants : Éric Dudoit, Xavier Rodier et Joël Jacques, représentant de l'ARES PACA.

Un débat intéressant, mais Xavier n'a pas eu le temps de raconter de façon précise son expérience, et son ressenti en tant qu'expérienceur ayant fait une EMI après une tentative de suicide. Éric Dudoit égal à lui-même, drôle, hâbleur et sympathique. Par contre Mr Jacques, est venu faire le chat dans le jeu de quilles et s'est permis de faire le provocateur de base en disant que de toutes façons les expérienceurs étaient simplement influencés par leur environnement, ce qui générait les imageries rapportées, et que par conséquent quelqu'un qui lirait une EMI et aurait un accident un mois plus tard rapporterait dans son EMI des images semblables à ce qu'il avait lu..
Là il s'est fait huer par la salle.

Ensuite il a enfoncé le clou en expliquant que cela faisait deux jour que l'on parlait de « là-haut », mais qu'il lui semblait que la veille on avait parlé de Platon qui prônait que tout se passait en « bas » , et que justement en haut arriverait bien assez tôt, et que par conséquent c'est d'en bas qu'il fallait s'occuper uniquement.

Sur cette tirade que j'ai considérée d'une bêtise absolue, la session s'est terminée. Alors qu'ils quittaient la scène, je me suis permise une fois de plus d'intervenir et d'interpeller Mr Jacques en lui disant :

«  Mr Jacques, si vous aviez étudié un minimum le sujet, vous sauriez que ce qui est en haut et ce qui est en bas sont intimement liés »
De nouveau la salle à applaudit. Je n'étais manifestement pas la seule frustrée et la seule ulcérée dans le public, mais hélas la seule à avoir le culot de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas.

Après cette intervention, j'ai reçu une volée de bois vert de la part d'une personne dont je tairai le nom, mais qui participait à l’événement en tant que prestataire de service, et un mépris affiché des intervenants, à part Xavier Rodier qui n'a pas cessé de me soutenir dans cette drôle de démarche que j'incarnais dans ce colloque.


Je dois préciser que je portais un badge de ma création où il était écrit : « J'ai fait une EMI je suis donc une véritable experte, je partage mon expérience avec plaisir et c'est gratuit ! ».


Je ne suis pas passée inaperçue c'est sûr, mais ceux qui avaient un brin d'humour ont compris, eux, que ma « révolte » n'était pas du tout faite dans la méchanceté, mais plutôt dans l'idée de dire que tous les Emistes n'étaient pas des cas d'étude, passifs, servant à faire des carrières et de l'argent par le biais de DVD, de livres sur nos expériences et par des personnes n'ayant jamais vécu l'expérience.

Vanessa Charland que je connaissais pas m'a aussi beaucoup soutenue, et le deuxième jour suite à ma réaction face à Mr Jacques, après m'être faite plus ou moins insulter sur ma « connerie », de nombreuses personnes du public, des Emistes, mais aussi des non Emistes, sont venus me trouver, et m'ont remerciée pour mes interventions disant qu'ils ne comprenaient pas pourquoi aussi peu de place avait été faite aux expérienceurs et que c'était assez révoltant.
Il y avait en effet de tous petits sujets, avec des bouts de récits d'expérienceurs, mais tous les sujets étaient montés de telle façon que l'émotion en était tronquée.
Vous pouvez me faire confiance, dans ce domaine je sais ce que c'est que de faire un sujet ou une vidéo qui respecte le témoin et fait passer son émotion, je suis fille et sœur de journaliste TV, j'ai grandi sur les plateaux télés et dans les salles de montage.

Bref, la fin de journée du Dimanche s'est terminée en eau de boudin, les derniers intervenants dont Vanessa Charland Neuropsychologue et collaboratrice du Docteur Steven Laureys à Liège on été mis sur le même plateau qu'un masseur kinésithérapeute parlant des membres fantômes, a qui l'on a demandé d'écourter et de faire vite, il a quitté le plateau assez vexé.
Puis est venue Rajaa Benamour , une Emiste qui devait raconter son expérience soit disant formidable car proche des principes de la physique quantique. A l'arrivée pour une passionnée de science, comme moi malgré ce que certains pourraient croire, c'était en effet assez intéressant. Mais la dame était très confuse dans ses explications, et ne ressemblait en rien à un expérienceur heureux et enthousiaste de vivre et d'exprimer la beauté de l'autre côté et de l'intérêt de nos vies.
Une fois de plus seul l'aspect scientifique était mis en avant, même par le biais d'un expérienceur avec le risque d'être totalement obscur pour le grand public, qui ne s'y est pas trompé et qui pour une grande partie a commencé à vider les lieux pendant les essais de récit de l'expérienceuse, tant ce que Sonia Barkallah lui extirpait laborieusement était impossible à comprendre.

Bref un fin de colloque totalement fourre-tout.

En conclusion, je dirais que j'ai fait de merveilleuses rencontres, comme Vanessa Charland, et Eben Alexander, et d'autres Emistes et non Emistes qui se trouvaient dans le public et avec qui nous avons échangé dans la joie et l'enthousiasme. Il y eu les retrouvailles pleines de joie avec Xavier Rodier avec qui j'avais participé au documentaire d'Éric Robin, « Le grand retour ».


Pour le reste, il m'est resté un goût amer, et une sensation de frustration assez pénible. La plupart des participants m'ont donné la sensation qu'ils ne nous considéraient pas en tant que personnes, et que seule notre expérience quand elle pouvait rapporter quelque chose, un intérêt scientifique, médiatique, financier, les portait parfois à daigner un regard vers nous les cas, les rats de laboratoire, ces Emistes qui rapportaient un bout de lumière.

Avant on nous enfermait et on nous gavait de médicaments si on parlait de notre drôle de voyage aux médecins et autres personnes du monde médical, et aujourd'hui il me semble que nous sommes entrés dans d'autres cages, et que l'on nous étudie, sans nous permettre de parler de nous-mêmes de ce que nous savons mieux que les médecins de l'autre côté de la porte de la vie physique.
Personnellement, je ne me permettrais pas de parler du système neuro-végétatif ou du cerveau et de ses réactions dans un état de coma, car je ne suis pas experte en la chose, même si je m'y intéresse et que je lis beaucoup d'ouvrages dessus. Je ne serais jamais aussi apte à parler d'une chose qu'en étant moi-même une professionnel et en ayant expérimenté celle-ci.
Je ne vais pas raconter une expérience de vie d'une personne qui se trouve à côté de moi sans lui en avoir au préalable fait la demande, sous prétexte que je considère que je suis plus apte à en parler parce que j'ai un diplôme scientifique !

Bref... Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Je crois que mon intervention, même si elle m'a valu nombre de critiques et de levées de boucliers, à fait aussi prendre conscience à beaucoup de personnes, dont certains intervenants qu'il fallait désormais faire des colloques et autres conférences à part égale entre Emistes, les vrais experts au delà des portes entre la vie et la « mort », et les scientifiques, les vrais experts des réactions et manifestations physiques.
Il faut créer un pont entre ces deux mondes, il faudrait que les scientifiques et médecins qui créent des programmes sur la base de nos témoignages descendent de leur piédestal et acceptent de collaborer avec nous en tant que conseillers experts dans des notions qui touchent plus au monde spirituel, moral et sentimental, et pour lesquelles nous expérienceurs avons beaucoup à dire et à partager.

Je sais que beaucoup d'expérienceurs ne veulent pas trop s'exprimer, ne s'en sentant pas capables, ou simplement par peur du jugement d'autrui.

Mais il y en a d'autres qui n'ont pas ces peurs, qui sentent profondément qu'ils ont un travail à faire avant de « repartir » de l'autre côté, afin de faire avancer les choses quant à la conscience de ce qu'est la mort et comment l'envisager, et ce qu'est la vie et comment la pratiquer.

Nous ne sommes pas des cas, nous sommes des experts de la vie après la vie, et en tant qu'expérienceur je compte bien faire entendre ma voix afin que d'autres s'élèvent aussi et participent à cette nouvelle connaissance et ces nouveaux projets qui naissent sur la base de nos EMI.

 


Le 18 mai 2013

De la condition d'Emiste incarné.


En 2010 j'avais exprimé à travers un billet d'humeur notre condition d'Emiste qui revient dans ce monde, un monde qui ressemble plus à un enfer qu'au Paradis que nous « visitons », et les conséquences qu'un tel changement d'environnement pouvait avoir sur notre psychisme une fois incarnés de nouveau.

Cette année, j'aimerais aborder l'aspect humain que nous avons et gardons malgré notre expérience de l'Amour Inconditionnel.

Cela fait désormais 26 ans que j'ai vécu mon expérience de Vie après la vie, et elle me semble tout aussi vivante en moi, dans mes jours, dans mes respirations, que si je l'avais faite hier ; comme si l'air que je respire depuis me brûlait toujours autant les poumons de l'âme après ma renaissance à ce monde...

Je fais partie de ces expérienceurs qui sont allés le plus loin dans l'expérimentation de la Lumière avec un grand L ; une expérience que l'on qualifie souvent de mystique tant elle est absolue, abstraite et dépourvue de repères matériels.

Je n'étais pas censée revenir incarnée avec toutes les notions dont je suis porteuse depuis mon expérience de Vie après la mort(vie) à l'âge de quatorze ans.

Se souvenir de ses autres vies incarnées, se souvenir que mes parents ne sont que des âmes qui jouent un rôle dans cette vie-ci et ne sont pas mes parents de toute éternité. Savoir que tout ce que nous vivons n'est qu'un gigantesque théâtre universitaire qui a pour but de permettre à notre âme de se souvenir de qui elle est et d'où elle vient.
Je me souviens de tout cela, qui est fort superflu dans ce monde occidental dans lequel j'ai sans doute accepté de m'incarner pour jouer mon ultime rôle de vie terrestre.


Oui, il y a une autre vie ailleurs ! Personnellement dans ce petit billet d'humeur je vais enfin me permettre de vous exposer cette possibilité. Non je ne prendrai pas les gants que je prends d'habitude pour ne pas froisser vos croyances et vos susceptibilités personnelles que je me sens en devoir de respecter à tout prix afin que vous fassiez tout seul le chemin de la découverte de l'existence de votre conscience et de votre vie d'âme incarnée.
Vous ferez aussi cette expérience tôt ou tard. Nous y passons tous. C'est souvent vers la fin du programme universitaire des incarnations que nous avons ce fameux avantage de nous souvenir de qui nous sommes vraiment.

Le calvaire quotidien que cela engendre de vivre au milieu de barbares ignorants, je ne vous en parle pas. C'est comme un papier de verre sur la peau, jour et nuit.

Oui j'étouffe dans votre monde, ce monde que vous fabriquez sans mon accord, je n'en peux plus des injustices, je n'en peux plus de votre aveuglement, je n'en peux plus que vous fassiez n'importe quoi de vos existences en plongeant dans le matérialisme absolu niant totalement la recherche intérieure du pourquoi de votre existence.

Assez que vous tuiez les plantes comme si elles n'étaient rien, que vous preniez la vie des animaux pour survivre, sans la moindre gratitude pour leur sacrifice, que vous pensiez être les rois de la Terre et que vous détruisiez tout ce qui vous entoure en pensant que cela va donner un sens à votre existence d'égoïstes.

Tout ce que vous faites en toute inconscience aura des répercussions, je ne vous souhaite pas finalement d'en prendre conscience, car vous n'aurez pas assez de l'éternité pour pleurer toutes les horreurs commises tant que nous sommes incarnés. Sachez que depuis que je me souviens, il n'y a pas un jour où je ne maudis pas ma condition humaine, et en même temps, je me dis que c'est tout ce que je mérite pour avoir participé à toute ce grand gâchis, pour avoir tant attendu pour m'éveiller quand tout conspirait à mon éveil, et qu'âme incarnée et flemmarde me roulant dans mon humanité inconsciente je perpétrais des horreurs dont l'écho continue de résonner sur la Terre depuis mes toutes premières incarnations.

Je suis là vivant au milieu de ce monde où je reste prisonnière, passive par obligation de devoir respecter le rythme de chacun afin qu'il trouve la bonne direction.


Sachez que cela se fait sacrément attendre. Nos dirigeants ne nous font pas prendre la bonne direction, et vous remettez vos destins entre les mains d'âmes qui sont totalement plongées dans l'illusion de l'importance de leur petite vie et de leur ego sur-développé, se fichant totalement de créer un monde meilleur pourvu que leur assiette soit pleine, leur lits rempli d'esclaves soumises et leur compte en banque bien pourvu, leur faisant croire qu'ils maîtrisent tout et tous.

Je vois tout cela, je dois rester passive, je dois subir, et faire ce que l'on me demande afin d'accomplir ce destin qui est le mien, celui d'une âme qui se souvient dans un corps qui ressemble à une prison, un costume adapté à l'enfer.

Cette situation génère une somme de frustrations sans fin, c'est à peine imaginable. Mais tel est le cas. Me voici moi, incarnée ici de nouveau.

Incarnée.... cela veut dire dans un vêtement de chair qui souffre, qui respire, existe malgré tout, malgré ma conscience de lui qui le méprise vaguement.


Un corps qui limite le contact avec la Lumière. Pas un « au-delà » au dessus, comme on le pense généralement en occident, plutôt un Ailleurs/derrière le voile qui est partout, presque à portée de voix et de toucher.

Me voici comme coupée en deux. Une part d'éternité est entrée en moi à quatorze ans, dans ma part d'humanité. Mon âme éternelle ne vit que pour l'Amour Inconditionnel, ne respire que cela, n'exprime que cela, car c'est l'expression de la Lumière que j'ai recontactée à travers mon expérience.

Et puis il y a la part de chair.

Vannina, une femme de 40 ans désormais. Son corps avec son code ADN qui détermine non seulement des caractéristiques physiques mais aussi son caractère. Il y a aussi tout ce que nous avons programmé avec des « guides » avant ma naissance terrestre et dont je me souviens, ces caractéristiques d'incarnation, comme un cahier des charges pour affiner au mieux tout ce que mon âme doit expérimenter et traverser dans l'incarnation afin de mieux se ressouvenir d'elle-même pour retourner à la Lumière, but final tant espéré.

Tout cela vous semble extra-terrestre ? Pourtant sachez que c'est très concret, et très sérieux. On ne rigole pas avec son incarnation. Celui qui en prend conscience se prend une tonne de briques sur la figure. Fini l'inconscience, fini de tuer, de voler, de violer en toute bonne conscience.


La fête foraine de la vie devient un long chemin de « tu dois, tu ne dois pas, tu dois, tu ne dois pas ».

Et pourtant mon aspect humain est très vivant. Je peux malgré tout garder des caractéristiques tout à fait humaines malgré l'expérience, parce qu'elles sont inscrites dans ma chair, cette saleté de chair qui me fait chuter plus bas que terre, plus bas que mon âme ne saurait le supporter.

Cette chair fait de moi un être qui doute, qui pleure, qui se met en colère, qui envie, qui a des tentations merdiques qui font honte à l'âme qui connaît la vraie valeur de la Lumière et qui sait que tous ces travers doivent être ciselés, enchaînés pour servir d'une façon plus positive, ne plus rester à l'état sauvage livrés à eux-mêmes, maîtres à bord de l'existence de l'âme qui s'incarne.

Chaque jour un bras de fer se joue entre le corps et son code de vie, de caractère, et l'âme d'une beauté absolue, d'une pureté à faire pleurer devant tant d'élévation de conscience et de grâce. La chair, elle, joue sont rôle de handicap, elle propose des programmes, des tests d'accomplissement par le négatif.

Être incarné c'est abaisser sa vibration d'âme au plus bas. Ne dit-on pas les bas instincts?
Ils jouent leur rôles. Ils ont un sens, mais ne doivent pas être ceux qui décident des actions de nos vies.
Quand je me laisse aller à l'injustice ou à la colère, parce que tout ce qui m'entoure m'agresse et me rend furieuse d'être là parmi vous qui pour la plupart ne comprenez rien, je sens tout le mauvais qui est en moi, dans cette chair qui à un code-colère inscrit en elle, qui se déclenche systématiquement selon une situation donnée.
C'est mon épreuve afin que je la dépasse, que je la maîtrise, que j'en fasse une énergie positive afin d'accomplir par elle des actes positifs.

Parfois j'offense par mes actes et mes paroles, et vous n'y voyez qu'une chose négative, insupportable de la part d'une personne ayant fait l'expérience de la Lumière et de l'Amour inconditionnel.
Sachez que tant que je suis incarnée je suis soumise comme vous aux défaillances de la chair avec sa vibration basse. Mais ayant conscience de cela, je chevauche cette émotion, je l'oblige à me servir dans des desseins plus élevés.

Et ainsi je vous secoue, je tape là où cela vous fait mal, je vous offense car c'est aussi par le chaos parfois que la vie se créée et prend une autre direction.
Avoir conscience permet des choses risquées. La chair est là, qui tente sans cesse de prendre la main, mais la conscience éveillée par l'expérience de Vie après la mort (vie) permet de maîtriser tout cela, canaliser le flux instinctif inscrit dans le code génétique de la personne qui doit selon tous ces paramètres se comporter d'une façon précise.
Par l'expérience je suis devenue une déviante à mon propre programme d'incarnation. Je ne respecte plus les règles inscrites dans mes cellules.

Alors voilà comment, malgré l'expérience d'illumination absolue du passage de l'autre côté, je reste humaine.
Tant que je suis dans ce vêtement de chair, tant que mon âme éternelle lui donne la vie, tant qu'il est apte à vivre et à me recevoir, ce réceptacle trop petit pour mon âme, il jouera son rôle.
Celui qui détermine quel genre d'humaine je dois être dans cette vie. Soumise à des pulsions. Je ne serai donc pas une sainte telle que vous vous l'imaginez, non je reste humaine, désirant encore, ayant faim, soif, peur, me mettant dans des colères volcaniques, ayant des inimitiés au premier regard ; oui tout cela reste intact, mais la différence réside dans le fait que tout cela reste pour moi une illusion et que celle-ci ne doit pas être maîtresse de mon existence.


Je combats par conséquent mes pulsions, maîtrise les envies les plus stupides, les mesquineries qui viennent comme des odeurs nauséabondes du tréfonds de mon expérience humaine, je garde la main sur tout ce qui bouge en moi et qui n'est pas en accord avec la Lumière.


Je lâche la bride à ce qui peut servir à mon devoir d'âme. Un peu de colère et d'agressivité pour ceux qui sont durs de la feuille d'âme et qui doivent impérativement entendre à un moment donné. L'envie de manger, de faire l'Amour charnel pour que le corps puisse ne pas tomber totalement en dépression tant l'âme est loin, bien loin de tout cela, pour éviter de le tuer à force de ne rien satisfaire de ses besoins « animalement » humains.

J'ai expérimenté pendant une semaine l'abandon du corps et de ses préoccupations. J'ai aussi vécu dix ans d'abstinence sexuelle. Je n'en suis pas morte, tous ces aspects humains -manger, boire, avoir chaud, faire l'amour, aimer une personne en exclusivité, gagner de l'argent, avoir du travail, des relations sociales- n'avaient aucune importance pour moi. Mais je vais vous dire, je ne restais incarnée que parce que le corps ne mourrait pas. Sinon la vie incarnée n'avait aucun intérêt, seulement de permettre à mon âme de rester sur Terre, et d'y faire son service minimum. Le corps, notre maison, notre véhicule qui réclame son dû afin que l'âme puisse faire son cursus de vie et apprendre.
Je ne suis plus dupe de mon corps, je lui concède certaines choses, mais il n'est pas maître à bord de ma vie.
Ma conscience mène la barque, cette voix intérieure qui sait tout et qui me donne le nord absolu, et qui me répète sans cesse : « reste concentrée, soit bien attentive, ne laisse pas le corps et l'incarnation te porter vers des voies sans intérêt pour toi dans cette vie là, car c'est la vie de l'âme éternelle qui prévaut dans cette vie, plutôt que toutes les expériences de la vie physique avec ses contingences. »

Ne me reprochez pas de vous engueuler, de maudire ce monde, de me battre pour mes convictions. Je suis incarnée comme vous, lorsque l'on atteint l'illumination totale rien de ce qui nous semble juste ou injuste ne nous intéresse plus. La réelle sainteté n'est pas de ce monde et tant que l'on est enfermé dans le corps, celui-ci demande toujours à prendre les rênes, à « sortir » comme une bête en cage qui a faim.

Pour éviter que le corps et ses plus basses vibrations ne me dévore la conscience par frustration, je lui laisse un peu de marge. Des agacements, des moments de crise, des rages profondes, mais sans conséquences dans le temps. Des détestations qui n'en sont pas réellement. Bref je laisse à mon aspect typiquement humain le droit d'exister un peu afin que le corps permette à mon âme de faire son boulot en paix.

Nous autres expérienceurs ne sommes pas des saints, nous en avons les velléités, mais nous sommes encore soumis à l'incarnation, parce que c'est ce que nous devons accepter modestement.

Être incarné en conscience, âme éternelle éveillée soumise au corps et à l'humanité dans ce quelle a de plus bas, c'est une façon de vous dire: « Je ne suis pas plus haute que vous, mais à la différence de vous je marche sur une route où je suis maître, alors que vous n'êtes maîtres de rien, que vous remettez vos existences entre les mains d'autres âmes incarnées qui ne se souviennent de rien et ne vont rien faire pour vous éveiller, au contraire ».

Si j'étais trop haute en illumination je ne pourrais pas marcher simplement parmi vous, je devrais me retirer de ce monde, et alors mon rôle d'incarnation ne serait pas honoré.


Ce rôle qui est de porter un petit panneau indicateur sur lequel est inscrit «  il y a peut-être autre chose que ce que tu vois devant toi, réfléchis, réfléchis, souviens-toi, souviens-toi et deviens maître de ton destin sans détruire ton prochain ni rien autour de toi».




Le 5 Janvier 2010

Petite réflexion personnelle.

En cette nouvelle année j'ai fait comme beaucoup de personnes, un petit bilan. Je l'ai fait sur tous les plans, et aussi concernant l'impact et le rôle de ma NDE-EMI sur ma vie au quotidien.

En 2009, j'ai témoigné trois fois dans les médias, j'ai rencontré des personnes ayant vécu la même expérience, même si ce n'est pas de la même façon. J'ai échangé avec d'autres qui n'ont pas vécu cette expérience mais qui en ont fait le centre de leurs recherches professionnelles.

Je dois dire une chose, j'ai eu ma NDE-EMI à l'age de 14 ans, et jamais je n'ai été consulter un " spécialiste " pour m'aider, parce que je pensais, et pense toujours que la vraie spécialiste, et les vrais spécialistes, ce sont nous, les expérienceurs.

De plus je n'ai jamais considéré que j'étais victime de quelque chose de négatif. Aller voir un psychologue ou un psychiatre ne m'aurait pas aidé.

Je n'ai jamais cherché à me " regrouper " pour en parler dans le cadre d'une association quelconque sous l'égide d'une personne dite " spécialisée ".

Je comprends que l'on puisse en avoir besoin, j'aime en parler avec d'autres personnes, mais j'interdis à qui que ce soit de me traiter comme une victime ou une malade. Je ne suis pas alcoolique, je ne suis pas malade, je ne suis pas non plus un sujet d'étude pour servir de faire valoir à des personnes qui n'ont pas connu cette expérience qui change profondément les valeurs de vie, simplement parce qu'elle sont fascinées par le côté extraordinaire de la chose.

J'accepte d'en parler d'égal à égal à qui me questionne, sans distinction de grade, d'âge ou de fonction.

Les professionnels ne sont pas les médecins, les psychiatres, les psychologues, les anthropologues et autres neurologues. Les spécialistes c'est nous, nous qui avons traversé la porte d'une vie à une autre.

Nous considère-t-on comme des dépressifs chroniques? Considère-t-on que nous sommes des inadaptés sociaux ? Oui, souvent.

Mais dois-je rappeler l' idée fondamentale que nous ramenons de cette expérience pour une grande majorité d'entre nous ?

-Donner et montrer plus d'amour aux autres, être plus ouvert aux autres, plus généreux.

Dois-je rappeler ce que nous vivons en passant de l'autre côté du miroir?

-Nous vivons l'expérience de l'abandon des peurs, nous vivons la rencontre avec la lumière intelligente et pleine d'amour inconditionnel, nous retrouvons parfois des êtres qui nous sont chers et qui ont disparu, et d'autres que nous ne semblons pas connaître mais qui eux nous connaissent et sont souvent bienveillants avec nous.

Quand nous revenons de ce " voyage ", retrouvons-nous ces valeurs? Cette lumière? Cet amour inconditionnel?

Non absolument pas, rien de tout cela. Nous retournons à ce monde violent, froid, avare d'amour inconditionnel, qui ne croit en rien de positif, et qui pense tout savoir de ce qu'il est bon de savoir. Un monde qui vit pour le profit le plus rapide possible au dépens de son prochain, de sa terre, de sa vie même.

N'y a-t-il pas de quoi être dépressifs? Il n'y a pas besoin d'ailleurs de vivre une NDE-EMI pour se sentir mal et dépressif dans ce monde, mais quand vous avez goûté à une réalité si douce et bienveillante, qui vous rappelle à des valeurs plus justes et vraies, il me semble logique qu'il y ait encore plus de raisons d'avoir le moral à zéro.

De plus au lieu d'être respectés pour ce que nous ramenons comme valeurs morales positives et fraternelles, on nous pointe du doigt et on nous accuse d'affabuler, ou d'avoir été leurrés par notre cerveau de chair, d'hormones, et de sang.

Aimer plus son prochain, est-ce une tare ? Est-ce un crime que de vouloir se porter plus au secours des autres ? Est-il condamnable de respecter sont prochain ?

Pour ces valeurs que nous rapportons de cette expérience, sommes-nous plus atteints, plus malades que ceux qui tuent, violent, volent, et soumettent par la peur? Et pourtant, c'est nous que l'on montre souvent du doigt, c'est nous que nous n'écoutons pas.

Quand la communauté scientifique s'y intéresse, c'est le plus souvent dans le but de savoir si la mort existe ou non, si en effet nous avons une âme, et s' il est vrai que le néant ne nous attend pas à la fin de notre existence.

D'autres encore utilisent nos témoignages comme preuve afin de faire payer des personnes endeuillées et crédules, affirmant que leurs chers disparus sont encore parmi eux et qu'un monde meilleur nous attend si nous suivons les conseils " éclairés " de ces charlatans.(Etre aidé pour un temps est une bonne chose, être sous l'emprise perpétuelle d'un autre être qui ne fait cela que pour sont bénéfice personnel est source de bien des malheurs, autant pour la personne qui profite que pour celle qui est abusée).

Une personne qui a vécu une NDE-EMI, ne profitera jamais de vous, si elle le fait c'est qu'elle ment sur le fait d'avoir réellement vécu une telle expérience, c'est qu'elle a oublié, c'est qu'elle est juste manipulatrice.

Nous, les expérienceurs véritables, le vrai message que nous rapportons, si message à rapporter il y a (et à vrai dire ce n'est pas le cas), n'est pas de dire que la mort n'existe pas! En tout cas, personnellement, je ne ramène pas ce message-là, et n'ai pas envie de vous convaincre que la mort n'existe pas.

Personnellement, je reviens avec la conclusion que la VRAIE vie, la vraie REALITE, ce n'est pas ce qui nous détruit à petit feu dans ce monde, c'est-à-dire notre égoïsme, notre aveuglement, notre violence, et notre manque absolu d'amour pour toute créature vivante, et je ne parle pas que de l'être humain.

Ce qui est réellement important, ce sont les valeurs morales qui nous échoient après une telle expérience. Ce sont elles qui font de nous des parias de la société et parfois de la race humaine telle qu'elle se développe aujourd'hui.

Pour dire la vérité, je ne souhaite pas que l'on prouve un jour de manière scientifique que la mort n'existe pas.

Parce que l'homme est un enfant qui joue avec les allumettes et met toujours le feu à sa propre maison. Si un jour on prouve que cette grande épreuve n'est rien, alors que restera-t-il pour arrêter l'escalade de la violence et des crimes? Que restera-t-il à l'humanité comme garde fou ?

Aucun.

Tant que l'on ne saisit pas que ce qui est réellement important c'est de vivre le plus justement sa vie, d'être le plus possible un être de paix, de respect et surtout d'amour, autant que nous le pouvons, en essayant de toute notre volonté et force, alors nous ne méritons pas cette libération de la peur de la mort.

Enfin, je dirai ceci : Ce qui m'a sortie de la dépression d'être en vie dans un monde aussi moche que celui que nous continuons de perpétuer chaque jour, c'est d'avoir compris à quoi servait ma vie, quel était mon rôle et pourquoi j'avais eu la CHANCE de faire une NDE-EMI. Parce que c'est une chance inouïe ! Pas un drame, ni une fatalité ! Ce qui est un drame (mais pas une fatalité cependant), c'est d'avoir des valeurs et des pulsions d'amour inconditionnel et de simple gentillesse dans un monde comme le nôtre!

Parce qu'aujourd'hui, la normalité va à la violence, à l'exploitation de son prochain, de sa planète, au profit sans aucune limite. Même la mort pour certaines personnes n'est plus une chose grave, alors que même si je sais que l'on ne meurt pas vraiment, oui moi qui le sais, je sais aussi qu'il est terriblement grave d'ôter la vie à un être vivant quand il ne le désire pas lui-même.

Voilà ma réflexion en ce début d'année 2010. Je tiens à remercier le Docteur Jean-Pierre Jourdan, qui malgré cet avis bien tranché de ma part envers sa communauté professionnelle, me tolère et me respecte. J'ai trouvé en lui l'espoir que certains " professionnels " ne nous traitent pas comme des " cas ", mais écoutent sans juger ce que nous avons à dire. (C'est d'ailleurs ça le vrai travail d'un scientifique, rendre compte de faits, expliquer, analyser, pas de juger.)

C'est pour cela que j'ai accepté de participer à sa démarche, de lire son ouvrage " Deadline ", et de témoigner, sur sa recommandation, dans certains médias. Je reste de toute manière entièrement libre de mes pensées, mouvements et engagements. Mon amitié va à Jean-Pierre Jourdan, parce qu'il a su me respecter sans me juger. Pour une personne comme moi, c'est une qualité, énorme.

Et pour finir, je dirai aussi : Nous ne sommes pas des " cas ", nous les expérienceurs, nous sommes des porteurs d'espoir et de raison, des êtres simples qui ne cherchent pas à se mettre en avant, mais qui tentent de survivre dans ce monde de Chaos, bien loin des valeurs qui nous habitent au retour d'une expérience bouleversante, mais somme toute banale, puisqu'elle peut arriver à n'importe qui sur cette planète, toutes races, âges et grades sociaux confondus.

Merci pour le temps que vous avez accordé à me lire.

Très cordialement à tous.

Vannina


03/2013. Laurence

J’étais enfant ; j’avais approximativement entre 5 et 8 ans. Assise sur mon lit, mains devant mes yeux fermés, je me posais ces questions : D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi sommes-nous là ? Alors « s’ouvrait » devant mes yeux fermés un tunnel et, au bout de ce tunnel, je « voyais »  une lumière, comme un soleil.

Au fur et à mesure que je continuais à me poser ces trois questions, je m’approchais de la Lumière et je pouvais ressentir ce qu’elle était, ce qui émanait d’elle. Elle était l’Amour et la Vérité, totalement, inextricablement mêlés.

Je ne me suis jamais « baignée » dans cette Lumière. Peut-être que je craignais de me fondre dedans mais je ne me rappelle pas ; je pense tout simplement que je ne pouvais pas aller plus loin.

Je ne sais pas combien de fois j’ai fait cette expérience ; je sais juste que je pouvais la renouveler.

A l’adolescence, j’ai de nouveau tenté l’expérience mais cela ne marchait plus. Je pense que la différence, c’est que mes questions étaient devenues uniquement mentales ; je ne me les posais plus avec tout de moi-même.

Parce que j’ai lu, depuis, des livres sur le sujet des EMI,, j’ajoute qu’à l’âge de trois semaines, j’ai fait une fausse route et que je suis tombée dans le coma.

Mais, lorsque j’étais enfant ces expériences n’avaient, me semble-t-il, rien à voir avec la mort.. Encore aujourd’hui, ces réalités du tunnel et de la Lumière seraient plutôt, selon moi, des « réalités du dedans », des réalités objectives, impersonnelles que chacun porte en soi.

Je n’en ai parlé qu’à l’âge de 21 ans, à ma mère; je venais de lire le livre « Ecrits sur Nijinsky » qui parle des NDE. Pourquoi pas plus tôt ? Je n’ai pas de souvenir précis. Je me souviens juste avoir eu cette pensée : Mais pourquoi les adultes ne parlent-ils jamais de l’essentiel ?

Ces expériences étaient totalement merveilleuses à vivre mais les conséquences, plus tard, ont été beaucoup moins agréables. Je distingue plusieurs phases mais c’est une simplification et je ne parle pas de « toute ma vie » seulement de ce qui me semble lié à ces expériences.

Quand j’étais enfant, je crois que je me sentais étrangère. Il y avait comme une incompréhension du monde qui m’entourait parce qu’il semblait ignorer ce qui était pour moi le plus beau, le plus important. Ces expériences étaient un secret, un tabou, donc un fardeau; intérieurement, elles m’isolaient.

Plus tard, dans un deuxième temps, je vais dire en vrac, parce que c’est très pénible d’essayer de me rappeler en détail. Ces expériences ont entraîné : orgueil, intransigeance, sentiment de supériorité, doublé d’un grand manque de confiance en soi, un état dépressif parce que le monde me paraissait tellement terne comparé à la Lumière, et le pire de tout : un jugement permanent porté sur le monde. Ce n’était pas forcément des attitudes extérieures  (Hum, tout de même, surtout pour les proches, en exclusivité ! ! !). C’était plutôt des attitudes intérieures très fâcheuses, au premier sens du terme.

Extérieurement, j’imagine que je dégageais froideur, indifférence et fermeture. Un souvenir qui illustre bien cette période. Un jour un adulte de mon entourage très proche, sans doute totalement excédé par mon attitude, me lance : « Toi, je me demande même si tu aimeras tes enfants ! ». Je n’ai rien répondu (j’étais ado !) ; j’ai juste pensé : Évidemment que j’aimerai mes enfants.

C’est comme si, à cette période, je ne voyais rien pour me réjouir dans cette société où toutes les valeurs me semblaient totalement erronées alors je ne me réjouissais pas !

J’ai eu beaucoup de difficultés à trouver une orientation professionnelle et à être active dans le monde.

Autre difficulté : Comme j’avais « senti » le soleil d’Amour et de Vérité, je croyais que je devais être meilleure que les autres; je me sur-responsabilisais. Est-ce après avoir lu « La Source noire » de Patrice Van Eersel, où un passage idéalise les « expérienceurs » ? Je ne me rappelle pas. Heureusement, j’ai lu, bien plus tard, un article d’Évelyne-Sarah Mercier, beaucoup plus nuancé sur la question.

Dans un troisième temps, j’ai pris conscience que je jugeais tout et tous, ce qui va totalement à l’encontre de l’Amour et de la Vérité, que j’étais totalement passive et j’ai cherché à m’en sortir.

J’ai bien essayé la psychothérapie mais cela n’a pas marché pour moi…

Et puis, j’ai « rencontré » des livres, quelques livres scientifiques (mais ma compréhension dans ce domaine est très limitée) et des livres de spiritualité : C’était comme un grand Ah ! je ne suis pas seule ! J’ai presque toujours eu le sentiment de pouvoir faire la différence entre les livres authentiques et les autres, un peu comme on discerne, au son de la voix d’une personne, si elle parle de son vécu ou seulement de ce qu’elle a entendu dire.

La naissance de mon premier enfant a été aussi le début de la sortie de ce marasme. J’étais, enfin !, à la fois profondément en accord avec moi-même et en accord avec la société (qui valorise le fait d’être mère).

C’est comme si, pendant toutes ces années, je n’avais cherché que cette Lumière. Autant dire que cela m’a conduit à quelque peu négliger le côté matériel et pragmatique de la vie. Essentiel lui aussi. En réalité, il n’y a aucune opposition, bien au contraire, mais j’ai mis du temps à m’en apercevoir.

J’ai fini par comprendre que tous nous avons la nostalgie d’un « ailleurs », la nostalgie d’un amour véritable. Nostalgie est vraiment le mot juste: c’est l’envie de repartir dans le monde d’où l’on vient. Avant de comprendre que c’est tout l’inverse: il s’agit d’amener ces valeurs sur Terre et d’être heureux sur Terre, de remplacer la nostalgie par la soif de vivre.

Cette Lumière, totalement inoubliable, est toujours (plus de 30 ans après) une magnifique boussole, une direction.

J’ai la chance de voir des pépites de cette Lumière dans de nombreuses circonstances: dans chaque instant de parole vraie, d’écoute véritable, d’entente chaleureuse etc…

Comme disait une personne que j’aimais énormément : « L’or se trouve dans l’ordinaire ».

Nouvelle étape aujourd’hui, après avoir apporté mon témoignage à l’association IANDS, dont je remercie infiniment les membres. Cela a été une libération.

Je voudrais ajouter certaines expériences que j’ai pu vivre. Je vous les livre telles quelles dans un ordre chronologique :

  • A l’âge de 16 ans, j’étais avec une copine en Espagne, dans une famille, lorsque je me suis « pris un rateau » (désolée pour l’expression mais… c’est parlant), je suis alors entrée dans un “état modifié de conscience” où je voyais la lumière d’amour qui imprègne en permanence tout l’univers. Cette lumière d’amour est dans tout et elle est vivante et intelligente. Toute la matière est vivante et intelligente, même ce que nous appelons la matière inerte. Nous avons tort là-dessus; même les objets (une tasse, une table…) tout est vivant et doué d’intelligence. Même la distance entre deux verres est vivante et a un sens, une signification. Cela paraît incroyable mais je me rappelle très bien. Je suis restée environ deux jours dans cet état mais ce qui m’a fait “redescendre”, c’est la peur. Dans cet état, tout m’était égal, ma propre mort m’était égale. Cela m’a fait peur et je suis revenue à l’état ordinaire de conscience.

  • Par la suite, peu de temps après, j’ai fait un rêve que je relie à cette expérience. Dans ce rêve, j’ai voyagé jusqu’à la lune montée sur une raie géante. Cela paraît absurde mais ce n’était pas un rêve ordinaire c’est comme si j’y étais vraiment allée.

  • A l’âge de 21 ou 22 ans, je faisais du baby-sitting et j’allais chercher deux enfants à la sortie de l’école. J’allume une cigarette au portail en les attendant et, sans doute parce que je me sentais un peu coupable à l’idée que les enfants me voient fumer, je me demande: « mais pourquoi est-ce que je fume? » J’entends une voix dans ma tête (qui n’était pas la mienne) qui me répond : « C’est parce que tu souffres d’être toujours un temps en arrière. »

- A l’âge de 28 ans environ, je somnolais à l’arrière de la voiture lorsque j’entends une voix dans ma tête qui me dit: « Réveille-toi ou tu vas crever. » Je me suis dit: « pfuit, n’importe quoi ! ». Une ou deux secondes plus tard, un pneu de la voiture crevait.

Je ne fais pas la même erreur que lorsque j’étais enfant; j’imagine que nous sommes très nombreux à avoir vécu ce genre de « choses » mais que beaucoup n’osent pas ou très peu en parler parce qu’elles ne correspondent pas à la « vision officielle » de notre société.

Il me semble que dans le livre « Deadline-dernière limite » du Docteur Jourdan, il y a de nombreux éléments pour « rendre » ces expériences ordinaires ou rationnelles. Et je suis entièrement d’accord avec lui sur l’importance qu’il y a à ce que les scientifiques les « analysent ». Ne serait ce que pour que nous ne tombions pas entre les mains de tous les faux gourous du New Age.

Je crois profondément que nous sommes « appelés » à « élargir notre conscience », à « élargir » notre perception de la Réalité, réalité « du dehors » et « du dedans ». Peut-être parviendrons-nous ainsi à « réenchanter le monde » pour emprunter la jolie expression du philosophe Mohammed Taleb.

Je vous remercie de votre attention,

Laurence




 





 

 

 

 

 

 






 




 

 

 

L'ANALOGIE INFORMATIQUE
Un modèle explicatif pour les NDE     
© Jean-Marc Viallet- 2005


    
    1-INTRODUCTION

    Les Nde (near death experience- EMI ou expérience de mort imminente en français) sont un véritable défi au sens commun et à la science de notre temps. Je ne vais pas ici détailler ce genre d'expérience : voir le site de Iands France (http://www.iands-France.org) pour de plus amples informations.
    Bien que n'ayant pas moi-même subi ce genre d'état, je ne doute pas de sa véracité et des témoignages : c'est pourquoi je me questionne sur une explication éventuelle, la science actuelle n'en fournit pas et l'explication officielle est l'hallucination.
    Je pense qu'une nouvelle science, extension de l'actuelle, est à découvrir ou à inventer.
    Je présente ici des extraits de mon livre " pensées analogiques " , avec le cheminement intellectuel qui me conduit ici. En particulier :
  • du progrès, pour l'évolution des sciences
  • de l'analogie, pour ce mode de raisonnement intuitif
  • de la souffrance, notion centrale du bouddhisme avec la vacuité qui semble faire bon ménage avec l'analogie informatique (vive le virtuel)
  • de l'amour, ma conception de cette notion centrale des NDE
  • de l'atome et de la relativité, où j'élabore cette analogie informatique avec la physique moderne : à noter que cette conception est corroborée par la toute récente théorie de " l'univers granulaire " de Lee Smolin
    Ensuite viennent les considérations pour concilier NDE avec ordinateur cosmique…
    A la manière d'un Lucrèce qui arrivait à la conclusion de l'existence des atomes par la simple observation des éléments familiers et le raisonnement, j'élabore ici une hypothèse intuitive qui reste à mettre en équation pour en faire une véritable science (un peu à la manière dont Lee Smolin a discrétisé les équations de la relativité): à vous chercheurs et mathématiciens…


    2- DU PROGRÈS

    Pour une conscience une fois formée, c'est à dire pour l'adulte, la perception du monde se réfère à sa culture- Cette 'vision du monde' sera modelée par la religion d'origine, les convictions personnelles, mais surtout en occident par la compréhension scientifique du monde.
    Par exemple, plus personne n'ignore que la terre est ronde, et on s'en rend compte facilement quant on téléphone dans un pays éloigné ou qu'on regarde à la télé un direct où il faut prendre en compte le décalage horaire, ou encore plus simplement en regardant une photo satellite: Galilée est entré dans la vie de tous les jours…
    De même la théorie de l'évolution des espèces, la découverte de l'atome, la théorie du Big-Bang amènent à une vision et une compréhension de ce qui nous entoure radicalement différente de celle du siècle dernier.
    Face à cette évolution des sciences, on peut honnêtement penser que le progrès n'est pas terminé et qu'il va se poursuivre dans les années et les siècles à venir (ce qu'oublient les " réductionnistes " pour qui tout a déjà été découvert).
    Qu'on pense aux prouesses techniques accomplies, par exemple avec l'électronique ou la radio : cela représenterait de la magie pour quelqu'un né il y a un siècle ou deux. Par simple extrapolation, il faudrait donc s'attendre à des sciences que l'on considèrerait actuellement comme" magiques " dans le futur. Bon nombre d'idées classées aujourd'hui au rayon de l'ésotérisme ont des chances de se retrouver dans la science officielle future.
    On peut se demander où va mener l'évolution à court terme, disons dans vingt ou trente ans, on peut penser être encore en vie à ce moment là pour voir ce progrès de nos propres yeux. Mais on peut aussi se demander ce qu'il adviendra à plus long terme pour les générations futures. Dans les deux cas, je pense que la science-fiction est un genre qui a son rôle à jouer pour nous permettre d'imaginer l'univers des possibles.
    Comme axe de progression, il faudra bien que la science explique un jour les NDE (Near Death Experience ou expérience de mort imminente) où les mourants se voient sortir de leur corps, observent, puis s'en vont dans un tunnel de lumière. De même pour le voyage astral (sortie du corps volontaire) que pratiquent entre autres les Tibétains. Il faudrait que la science donne également son avis sur l'idée de réincarnation. Enfin il y a toute une série de phénomènes inexpliqués (prémonition, synchronicité,…). Si on est convaincu de la véracité de ces phénomènes, et que la science décrit la réalité, il est normal de penser que cette science est aujourd'hui incomplète mais devrait parvenir à expliquer ou du moins décrire ces phénomènes dans le futur.
    Nous vivons actuellement une époque très riche en progrès technique avec principalement la micro-informatique et la biologie moléculaire. Le siècle passé a été extrêmement fertile avec deux théories majeures : la relativité et la mécanique quantique.
    Une question se pose : pourquoi nous ? Pourquoi sommes nous nés précisément dans cette époque d'accélération des sciences ?
    Déjà dans l'antiquité, Lucrèce dans " De la nature " observait des progrès techniques (machines de guerre, marine…) et en concluait que le monde était jeune, car sinon ces innovations auraient existé depuis longtemps.
    Il y a des périodes d'accélération et des périodes de stagnation, mais notre époque est indubitablement exceptionnelle.
    Mais quelle part prenons-nous à cette évolution ? Hormis la poignée de savants et de chercheurs qui font progresser la science, le citoyen se contente d'observer soit en se tenant informé par des lectures averties, soit plus simplement en observant les progrès technologiques qui l'environnent : la technologie s'est démocratisée avec l'industrialisation et le consommateur est souvent en première ligne des innovations.
    On peut se contenter tout au mieux d'attendre les nouveautés…Ce que l'on peut dire c'est qu'on est placé à un moment et un endroit privilégié pour observer ce genre d'évolution.

    
    3- DE L'ANALOGIE

    Se poser des questions et penser ou raisonner signifie utiliser le langage dont nous disposons. Mais nos mots sont-ils aptes à appréhender une quelconque réalité fondamentale ?

    On peut être tenté de répondre par la négative :
  • Les mystiques de différentes origines affirment, semble-t-il, le côté ineffable de leur expérience.
  • Les orientaux insistent sur le côté de la pratique, disant que le raisonnement ne suffit pas pour atteindre l'éveil.
  • Les nouvelles disciplines sont amenées à créer leur propre vocabulaire.
  • Les lois de la nature obéissent, par la physique, à un langage mathématique.
    Les mots seraient donc insuffisants et l'expérience difficilement communicable.
    Mais face à l'inconnu, tout ce que l'honnête homme peut faire, c'est utiliser les notions qu'il a à sa disposition et qu'il connaît, et raisonner par analogie.
    Ainsi les mythes de l'antiquité sont des histoires qui mettent en scène des Dieux ou demi-Dieux à caractère humain pour tenter d'expliquer les phénomènes naturels. C'est une analogie humaine pour répondre aux questions fondamentales telles par exemple la création du monde ou de l'homme.
    D'autre part, les Dieux de l'ancien temps ont un caractère humain, le tonnerre représentant la colère du Dieu ou encore ce dernier pouvant récompenser et punir.
    On voit ensuite dans le passé un usage de la métaphore agricole, par exemple dans la Bible : c'est que pour un peuple d'agriculteurs/ éleveurs c'est une notion immédiatement compréhensible.
    A partir de la renaissance, avec l'observation du ciel, l'analogie devient mécanique. Les planètes sont des boules en mouvement autour du soleil : c'est la mécanique céleste.
    Par la suite, le triomphe du machinisme fait aussi voir les choses du côté de la mécanique. Pour Descartes les animaux ne sont que des machines, des espèces d'automates naturels.
    Enfin, avec la théorie des atomes, le monde se réduit à une gigantesque partie de billard.
    Mais après l'homme, l'agriculture et la mécanique, on a maintenant des objets d'analogie plus modernes : les appareils électroniques comme la télévision ou le téléphone, et aussi l'ordinateur.
    Néanmoins, la première analogie avec l'homme n'est peut-être pas si archaïque : après tout l'homme n'est-il pas une entité beaucoup plus élaborée que toutes nos réalisations ?

     S'il y a quelque chose (plutôt que rien), nos sens n'en captent pas la totalité : si la pensée humaine est limitée par le langage et son vocabulaire, nos sens sont naturellement bridés.
    Prenons le cas des ondes hertziennes ou électromagnétiques : elles nous traversent, traversent les murs et différents obstacles, peuvent véhiculer différents types d'information (de la musique, des images, des fichiers informatiques…) mais nous n'en avons aucune sensation. Il faut un récepteur radio pour convertir ces ondes dans une forme qui nous soit accessible. Ces ondes ont été découvertes il y a seulement une centaine d'années.
    Comme il a été dit plus haut, on peut penser que la science est aujourd'hui incomplète et qu'il y a sûrement d'autres types de phénomènes qui nous soient cachés.

    L'analogie avec la télévision me semble intéressante.
    On peut par exemple imaginer que le cerveau est un récepteur et que la conscience ou âme soit située ailleurs. Comme un poste de télévision : l'image n'est pas créée dans la télé mais est uniquement reçue, la transmission par les ondes radio échappant à nos sens. Le vrai siège de l'image est le studio de télévision.
    Bien sûr un dérèglement du récepteur entraîne un dérèglement de l'image- tout comme l'absorption d'alcool ou toute autre substance agissant sur les neurones dérègle la conscience.
    Imaginons un singe devant une télé : il croît peut-être que l'image est créée dans l'appareil ou même que les scènes existent dans le poste alors qu'en fait elles sont virtuelles.
    Mais prenons maintenant un singe devant un écran de télévision éteint. Le singe peut, à force d'apprentissage, comprendre la fonction du miroir. Devant un poste éteint, le singe peut croire avoir compris son utilité comme celle d'un miroir. C'est sans compter sur le bouton de mise en marche qui fait soudain apparaître une nouvelle fonctionnalité. Mieux : on peut également changer de chaîne.
    Et si l'homme utilisait son cerveau comme une télé éteinte ou encore comme une télé en marche mais en croyant qu'il n'y a qu'une chaîne, sans soupçonner des fonctionnalités inconnues ?
    A partir du moment où il y a quelque chose, pourquoi n'y aurait-il pas quelque chose d'autre, perceptible ou non ?

    L'analogie informatique apporte également de nouvelles perspectives.
    Nos sens nous permettent d'appréhender un monde extérieur et des objets qui nous entourent. Mais qu'est-ce que la réalité ? L'informatique, avec l'apparition du virtuel, permet une nouvelle analogie. Des films de science-fiction comme " Matrix " ont joué sur l'ambiguïté entre réel et virtuel, notre réalité ordinaire étant dans ce film la simulation d'un gigantesque ordinateur. Cela rejoint les thèses orientales sur l'illusion de la réalité. Il est formidable de voir que l'évolution technologique permette aujourd'hui de retrouver des philosophies millénaires.


    4- DE LA SOUFFRANCE

    Ce sujet est si important que le but avoué d'une philosophie comme le bouddhisme est d'éliminer la souffrance.
    Mais qu'est-ce au juste que cette notion ?
    La souffrance est une douleur physique ou morale.
    En fait la douleur a une utilité : Si par exemple on touche par mégarde un objet brûlant, grâce à la douleur ressentie on retire immédiatement la main et on évite ainsi de l'endommager.
    La douleur morale a aussi son utilité et nous pousse à agir pour notre bien, par exemple la satisfaction d'un désir ou d'un besoin.
    Mais ce mécanisme est construit de manière aveugle et il est bien des cas ou la souffrance est gratuite, sans aucune utilité. On soulage par exemple les souffrances d'un malade en phase terminale avec de l'opium…
    En revenant à l'analogie informatique, on peut considérer la douleur, de même que l'envie, le plaisir et certains sentiments, à un compteur. Ce compteur est relié au reste de l'organisme (par ce que j'appellerai le " câblage " interne) et croît ou décroît en fonction de nos agissements.
    Cela fait penser aux petits animaux virtuels japonais (appelés Tamagoshis) qui faisaient fureur chez les enfants il y a quelques années. La simplicité du principe est frappante : ce sont des petits boîtiers électroniques munis en tout et pour tout d'une horloge, d'un compteur (pour la faim) d'un bouton (faisant office de nourriture) et d'une sonnerie. Le but du jeu consiste à " nourrir " l'animal à intervalle régulier en appuyant sur le bouton, sinon le compteur décroît jusqu'à zéro et l'animal meurt.
    Dans le cas du malade soulagé avec de l'opium, on n'agit pas sur le compteur de la douleur par le circuit normal (en soignant la maladie) mais directement (ou artificiellement) sur le compteur grâce à la drogue.

    
    5- DE L'AMOUR

    On peut observer comment se comporte le vivant sur cette terre : les animaux naissent, mangent et boivent pour se nourrir, grandissent, se reproduisent, meurent. La plupart dorment la nuit ( ce qui est dû à l'alternance jour/nuit causée par la rotation de notre planète)
    A la différence des autres espèces, le cerveau du petit d'homme n'a pas fini son développement à la naissance : le petit humain va continuer son évolution à l'extérieur du ventre de la mère et poursuivre un apprentissage très long avant d'arriver à l'âge adulte (compter 18ans officiellement).
    Ce qui est inné chez les animaux les moins évolués demande de l'apprentissage et devient de l'acquis pour l'homme : la culture jouant alors le rôle d'un ADN " externe ".
    En plus de l'instinct sexuel propre à tous les animaux et nécessaire pour la reproduction de l'espèce, l'homme a développé le sentiment amoureux qui permettra au couple de rester uni le temps de l'éducation du petit. Le sexe et, je pense, également l'amour ont donc comme finalité la reproduction et la préservation de l'espèce, voire de sa culture.
    Au-delà de l'amour pour une personne du sexe opposé ou de l'amour parent/enfant, il peut y avoir une sorte d'amour plus universel pour l'homme en général : ce sentiment permet également à l'humanité d'être préservée dans les meilleures conditions possibles.
    Ce serait cette forme d 'amour plus universel ou spirituel qui serait ressentit lors des NDE, concrétisé par une lumière très vive.

    
    6- DE L'ATOME

    L'hypothèse de l'atome a été vérifiée au début du XX° siècle, confirmant l'intuition de Démocrite.
    Je pense que l'on n'a pas encore tiré toutes les conséquences de cette formidable découverte : la matière loin d'être continue et infiniment fine est discontinue, discrète : il y a des " grains " de matière (qu'on ne peut pas couper en deux mais qui peuvent se transformer en d'autres particules), bref la matière est finie.
    Cela me donne l'impression de bonhommes vivant sur l'image d'un écran de télévision et qui découvrent qu'ils sont formés de pixels….
    Il est tentant d'étendre cette notion de discontinuité à l'espace et au temps : il pourrait y avoir des " grains " d'espace et des " grains " de temps . Il y aurait une échelle où on ne pourrait plus diviser l'espace en deux…
    Cette hypothèse (hypothèse car ce n'est pas observé par la physique actuelle, le grain devant être très petit) aurait le mérite de résoudre le paradoxe grec de la flèche qui n'atteindra jamais le cible : la flèche doit d'abord traverser la distance moitié entre sa position et celle de la cible, puis encore la moitié, ceci à l'infini. Dans notre hypothèse d'espace discret , il arrive un moment où la notion de distance moitié n'a plus de sens et on passe alors au " grain " suivant…
    L'axe des distances et celui du temps seraient discrets: tout intervalle contiendrait un nombre fini d'élément, ce qui me satisfait intellectuellement car je pense que l'infini est une vue de l'esprit mais n'existe pas en physique…
    Cette notion nous renvoie à l'informatique ou tout est nombre, mais nombre fini donc calculable.
    L'univers pourrait être le résultat de calcul d'un ordinateur " cosmique ", ordinateur a la puissance gigantesque et sans commune mesure avec nos misérables appareils…
    Mais quel ordre de grandeur aurait cette granularité ?
    Le physicien Max Planck , en combinant les constantes de la physique, a trouvé un temps élémentaire dit " temps de Planck " de l'ordre de 10-43 (10 puissance -43) seconde. Il ne considère pas ce temps comme une " brique " mais dit plutôt qu'en dessous de cette valeur, les lois de la physique classique cessent de s'appliquer .
    On aurait donc une " distance de Planck " de l'ordre de 10-35 mètre.
    Dans l'hypothèse discrète, une position exprimée en mètre serait un nombre avec 35 chiffres après la virgule.
    Le temps exprimé en secondes aurait 43 décimales…
    La fréquence la plus élevée possible, ou fréquence horloge de notre ordinateur cosmique, serait de l'ordre de 1043 hertz (10 millions de milliards de milliards de milliards de Giga-hertz)
    On voit que même à l'échelle de l'atome ( 10-10 m) le grain est infime et on peut sans problème utiliser les équations différentielles (approximation par l'infiniment petit) pour les fonctions d'onde qui décrivent les particules.


   7- De la relativité

    L'hypothèse d'un espace temps discret nous permet d'aborder intuitivement ce qu'on pourrait appeler les paradoxes de la théorie de la relativité, du moins pour le sens commun.
    Si tout le monde admet par exemple le fait que c ,vitesse de la lumière, soit la vitesse la plus grande possible, on ne comprend pas intuitivement cette limitation. De même pour la relativité du temps avec la vitesse…
    Si un " atome " d'espace Δx est parcouru en un " atome " de temps Δt, on comprend immédiatement que la vitesse maximum est c = Δx/Δt. C'est en quelque sorte la rapidité de performance de notre ordinateur cosmique.
    Une approche intuitive de la relativité du temps m'est venue en travaillant sur console informatique : Les serveurs en temps partagé traitent plusieurs utilisateurs et plusieurs calculs en même temps. Si quelqu'un lance un calcul qui mobilise beaucoup de ressources, les autres utilisateurs voient le temps de réponse de leur terminal se ralentir, ce qui est visualisé sur la courbe de facteur de charge. Cette courbe représente le ralentissement du temps relatif.
    Si l 'équivalent d'un ordinateur traite en temps partagé le temps relatif à un objet et sa position dans l'espace, on comprend alors intuitivement que, chargé par le calcul de position dû à une très grande vitesse, le temps relatif ralentisse….


    7- DE L'ORDINATEUR COSMIQUE

    Voici le décor planté, mais quel support physique aurait cet ordinateur cosmique ? En fait le principe d'ordinateur, comme celui d'information, est très abstrait : il peut prendre de nombreuses formes de support. Si le support usuel est électronique, on peut imaginer un ordinateur mécanique (dont l'ancêtre est le boulier), un ordinateur optique, etc… On peut donc imaginer un support quelconque dans un autre monde.
    Mais de la même manière que les ondes électromagnétiques n'ont pas de support physique ( il n'y a pas d'éther, comme on le croyait au siècle dernier- en fait le support est l'espace lui-même) on pourrait même imaginer un ordinateur sans support aucun.
    Ordinateur, réseaux d'ordinateurs, autres ordinateurs simulant d'autres univers, on peut tout imaginer.
    L'avantage, avec l'informatique, c'est que tout est possible : on peut tout simuler et on est uniquement limité par les performances de la machine en question.
    Si tout est discret et que notre univers est le résultat de calcul d'un immense ordinateur cosmique, le coté virtuel rejoindrait les intuitions orientales comme quoi le réel est illusion... enfin tout serait théoriquement permis
    Notre univers est limité par les lois de la physique : rien n'empêche maintenant d'imaginer une extension de cet univers avec d'autres lois et d'autres limitations…
    Ce sont justement ces autres propriétés qu'on peut essayer d'appréhender à travers des expériences du genre NDE.

    
    8- NDE ET ORDINATEUR COSMIQUE

    Le premier phénomène inexplicable qui se produit lors d'une NDE est la décorporation ou sortie hors du corps ( OBE pour out of body experience en anglais). Cette expérience aussi appelée " voyage astral " peut être aussi vécue par des personnes éveillées qui ne sont pas proches de la mort.
    La personne se voit donc au-dessus de son corps physique, possède la plupart du temps un autre corps subtil ou astral, observe et entend les conversations, a une vision panoramique à 360° et semble voir de tous les côtés à la fois. La personne devient télépathe et le corps subtil peut traverser les murs. Autre propriété étonnante : il suffit que la personne pense à un endroit pour y aller instantanément…Tout ceci avec des personnes dont l'électro-encéphalogramme peut être plat, donc sans aucune activité cérébrale.
    Le Dr JP Jourdan propose l'existence d'une 5ème dimension pour expliquer le côté visuel et les propriétés du corps subtil.
    Une éventuelle 5ème dimension ou même plus en extension de nos dimensions usuelles ne pose aucun problème aux mathématiques et peut donc être simulé dans notre ordinateur cosmique.
    Mais la principale révélation de cette affaire est la dualité corps physique/ esprit : la conscience ne réside manifestement pas dans le cerveau…
    On peut donc imaginer que les informations relatives à la conscience sont stockées dans la mémoire centrale de l'ordinateur cosmique et non pas dans l'espace. La vision astrale serait une perception immédiate dans la gigantesque base de données de l'espace/ temps un peu à la manière dont on peut visualiser une image dans un programme informatique de 3D : pas besoin d'yeux physiques mais traitement direct des données en mémoire informatique.
    Le corps astral ne serait alors qu'un avatar nous permettant de garder les habitudes du corps physique.
    Comme dans un programme 3D, on peut se déplacer instantanément à volonté…
    Pas de problème pour la télépathie dans notre modèle informatique : il suffit de se connecter à la source des informations….
    Il pourrait y avoir des zones de la 5ème dimension astrale où les personnes créeraient elle-même leur réalité un peu comme dans un rêve : c'est du moins ce que rapportent certains experienceurs.
    Enfin cette dimension serait celle des esprits dont parle le spiritisme…

    Une étape suivante de la Nde est celle du tunnel et au bout la rencontre avec une lumière : l'experienceur ressent un amour infini, a l'impression de tout comprendre, rencontre un être de lumière et des personnes disparues et revoit toute sa vie défiler devant lui.  
    On est là des les hautes couches du modèle ISO (modèle informatique en 7 couches: du matériel à l 'applicatif) de notre ordinateur cosmique- la sensation d'omniscience pourrait s'expliquer par l'accès de la conscience à une base de données de connaissance universelle. Mais les experienceurs ne rapportent pas sur terre de nouvelles connaissances : soit ils ont oublié, soit notre langage est inapte à rendre compte des réalités fondamentales…
    La revue de vie suppose l'existence d'un enregistrement d'une vie entière par l'ordinateur. Non seulement les personnes revoient des passages de leur vie oubliés, mais ils expérimentent aussi les sentiments des personnes qui les entourent dans la revue.
    Cela rejoint l'idée ésotérique des annales " akashiques " qui serait l'enregistrement entier de l'histoire du monde et que certains voyageurs astraux pourraient consulter.
    Cette étape est en quelque sorte un " grand portail " que les experienceurs ne franchissent pas : on leur dit que l'heure de mourir n'est pas venue et ils réintègrent leur corps physique.
    Qu'y a-t-il derrière ce portail : paradis, réincarnation ?
    Toute cette histoire fait effectivement penser à un jeu informatique, avec différentes étapes à franchir. Notre conscience serait en quelque sorte prisonnière du programme.
    Une autre question est celle du temps : y a-t-il un temps différent, une sorte d'intemporalité, dans les hautes couches de notre modèle cosmique ? Cela permettrait d'expliquer la rencontre avec les être disparus et la rapidité de la revue de vie.

    
    9- CONCLUSION

    Vouloir expliquer tous les phénomènes avec un principe où par définition tout est possible peut sembler dérisoire. Il me semble pourtant que le modèle informatique peut améliorer notre compréhension de la possibilité d'un phénomène aussi étrange que la NDE.
    Je pense que les mathématiques et les théories de l'information ( je pense aux machines de Turing) pourraient faire avancer la théorisation de ce modèle. Quant à l'expérimentation, il faudrait peut-être inventer des instruments astraux ou " divins " ( dans les hautes couches de l'ordinateur cosmique) pour mesurer quelque chose que les instruments purement matériels ne peuvent pas atteindre.
    En somme, tout est information.

Jean-Marc Viallet, 44 ans, est ingénieur chez Orange France.
Il s'intéresse aux NDE depuis une quinzaine d'années et a écrit
un livre de réflexions: "Pensées Analogiques", publié en 2003.
 http://perso.wanadoo.fr/jean-marc.viallet